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Unsa Radio France
Articles récents

STOP HARCELEMENT !

24 Mars 2021 , Rédigé par unsaradiofrance

Plus que jamais, l’UNSA RADIO FRANCE reste mobilisée afin que cessent toutes les discriminations, de quelle que nature qu’elles soient.

Face au triste constat du développement des risques psycho-sociaux et des situations de harcèlement au travail, face aux comportements sexistes INACCEPTABLES au sein de Radio France, l’UNSA demande – expressément – à la Direction d’augmenter les moyens pour :


- prévenir et combattre la violence et le harcèlement ;

- garantir l’existence de moyens d’inspection et d’enquête efficaces ;

- établir des mécanismes de contrôle et de suivi ; - assurer une plus grande transparence.

Nous souhaitons une tolérance zéro, « quoi qu’il en coûte », et attendons des mesures fortes sans délai.


L’UNSA RADIO FRANCE, vous soutien : unsastopharcelement@gmail.com

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Comptes 2020

2 Mars 2021 , Rédigé par unsaradiofrance

Nous avons adopté les comptes 2020 de l'Unsa RF lors de notre assemblée générale du 2 mars 2021

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Mal à ma locale

9 Octobre 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Il y a un an une pétition retentissante des deux tiers des
cadres du réseau (rédacteurs en chef, responsables des
programmes et responsables techniques) dénonçaient
l’absence de considération et de concertation pour décliner la stratégie de France Bleu.
La volonté est de formater, « chadaliser » toujours davantage l’antenne en imposant une
heure sur le sport et deux chroniques sans aucune prise en compte des spécificités des
stations.
Aujourd’hui, le réseau subit une cure de jouvence radicale au risque de perdre les
auditeurs historiques. Il en va ainsi de la nouvelle politique de programmation musicale.
Mais au lieu de programmer dans une même journée 7 fois Simple red, on a envie de
dire : be simply Blue. Ne renonçons pas à l’ADN de Bleu ! Ne laissons pas Bleu devenir
une chaine génétiquement modifiée. Bleu est une antenne populaire de proximité.
Cet objectif de rajeunir radicalement les auditeurs pourrait par-dessus le marché -
radiophonique - faire entrer Bleu en concurrence avec d’autres stations de Radio France,
cela percute la stratégie éditoriale globale.
Dans les stations, les injonctions jacobines, souvent envoyées sans ménagement, ont
pour conséquences la désolation et la démobilisation après les efforts pour encaisser les
réductions d’effectifs, des nouveaux contenus web, les matinales filmées et le globcal.
Dans les équipes d’animation, on a trop souvent déploré le manque de transparence
dans la nomination de l’adjoint du RP. Cela aggrave encore le malaise ambiant avec une
répartition des charges de travail dans des équipes diminuées de 0,5 ETP.
Nous en appelons à un changement radical, en s’appuyant sur le terrain. L’urgence est
d’apporter des évolutions dans la concertation, en prenant en compte les réalités des
auditeurs locaux. Il est absurde de définir une stratégie de formatage avec des recettes
de radios musicales privées.
Il est temps également pour le directeur des programmes d’interroger son
management :
Ne plus réfléchir en parlant, définir une ligne claire et ne pas se contredire d’une
semaine à l’autre, respecter ses interlocuteurs et prendre en compte leur expertise. La
connaissance de l’histoire de ce réseau, avec ses succès et ses erreurs, lui éviterait des
paris perdus d’avance.

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Comptes Unsa RF 2019

2 Octobre 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Les comptes 2019 ont été adoptés lors de l'AG du 1er octobre 2019

 

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Personnels d’antenne en CDDU : Sortir du mépris

25 Septembre 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Elles et ils font l’antenne.
Radio France doit à leur talent les belles audiences, et à leur investissement les éloges
pour l’implication des chaines pendant la crise sanitaire.
Mais elles et ils ont un statut précaire : producteur, animateur, collaborateur spécialisé.
Par ce statut, elles et ils ne bénéficient d’aucune compensation pour les jours fériés, les
dimanches, les heures de nuit, les heures supplémentaires.
Aucune ancienneté ne leur est reconnue par une prime. Elles et ils peuvent rester 10, 15
ou même 20 ans sans aucune augmentation.
Leur temps de travail est sous-déclaré.
Elles et ils doivent se contenter du minimum de congés payés.
Nous le disons et le répétons, sans être entendus depuis des années, probablement
parce que les précaires ne partent pas en grève.
Nous l’avons dit et nous le répétons, nous conditionnons la signature de la RCC à un
accord qui modifie sensiblement les modalités de recours au CDDU.
Nous demandons :
- La prime d’ancienneté à hauteur de celle du statut PTA
- Une mesure d’augmentation de rattrapage pour garantir un taux horaire
salarial supérieur de 7,5% par rapport à 2010.
- Le doublement du salaire ou la récupération de 2 jours pour chaque jour férié
travaillé
- Une semaine de congé payé supplémentaire
- La reconnaissance du temps de travail au réel
C’est sur la base d’avancées concrètes pour les précaires de Radio France que nous
engagerons notre signature le 1er octobre.

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RCC et précarité

21 Septembre 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Depuis 5 ans, Radio France a perdu près de 200 postes,
supprimés ou redéployés. Cela s’est fait à la faveur de départs en retraite (72 en 2019),
mais aussi de ruptures conventionnelles individuelles (80 en 2019).
Nous avons trop souvent fait le constat que les départs précédaient les réorganisations,
ce qui conduit à l’absorption de la charge de travail par les collègues concernés, bien que
cela devienne absolument insupportable dans beaucoup de services.
Depuis un an, un plan d’économies a été mis sur la table en lien avec la baisse de la
redevance. Nous avions obtenu en début d’année le décalage de la mise en oeuvre du
Plan de départs volontaires (PDV), suspendu jusqu’au 15 octobre. Nous avons défendu
un délai pour négocier un accord alternatif. Face aux départs, nous voulons des
intégrations de CDD. Cela suppose un accord d’entreprise pour une rupture
conventionnelle collective (RCC).
Cette négociation a été suspendue plusieurs mois à cause de la crise sanitaire. Faute
d’accord, le PDV s’appliquerait avec pour conséquence : aucun départ remplacé.
Par ailleurs, nous avons interpellé à plusieurs reprises la tutelle afin qu’elle infléchisse la
trajectoire financière qu’elle imposait à Radio France. Seules les conséquences
financières de la crise Covid seront compensées.
La négociation aboutit à un texte qui prend en compte une partie de nos demandes : la
majorité des départs seraient remplacés. Nous appelons au recrutement de 200 CDD
pour les remplacements (postes vacants et postes libérés par la RCC). S’ajouteraient une
cinquantaine de recrutements pour des créations de postes. Nous aurions également la
garantie de l’intégration d’au moins 25 collaborateurs spécialisés dédiés à la préparation
des émissions.
Restent des réorganisations qui n’apparaissent pas maitrisées. Le projet d’accord
prévoit une commission de suivi de leurs mises en oeuvre.
La prise en compte de nos attentes précises par rapport à la précarité à Radio France
sera déterminante. Nous attendons un vrai signal dans le cadre des séances de
négociations CDD et CDDU qui se tiendront mercredi et vendredi.
L’Unsa se prononcera le 1er octobre par à rapport à la signature du projet d’accord.

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Gestion de crise et crise de gestion

6 Mai 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Radio France fait partie des opérateurs d’importance vitale. En cas de crise, la continuité d’antenne assure l’information des citoyens. A partir de lundi se décline un plan de reprise d’activité qui comporte plusieurs étapes. Le nombre de salariés sur site doublera la semaine prochaine avant de s’accroître encore en juin, puis viendra la grille d’été. Mais la grande majorité des salariés resteront en télétravail.

 

La situation s’inscrit dans la durée

 

Après 7 semaines de confinement, nous attendions un signe envers les équipes qui ont surmonté d’immenses difficultés pour assurer les missions de Radio France. Mais celles et ceux qui sont sur le pont ont juste été conviés à liquider des jours de congés. 

Nous demandons à la direction d’octroyer des jours de récupération aux salariés qui se sont investis sur site ou en télétravail dans des conditions épiques (équipement personnel, connexions défaillantes, scolarité des enfants…), ainsi qu’une prime de 1000€ comme l’Etat l’a accordée à 400 000 fonctionnaires.

 

La mise à disposition de PC et de smartphones

 

Nous continuons à appeler de nos vœux un accord sur le télétravail. Dans cette période, il est urgent d’équiper les salariés en matériel (PC, nagras, masques et perches). Mais évitons des choix d’investissements précipités sans une réflexion minimale sur les usages. Nous pourrions le regretter pendant des années. Nous demandons une négociation sérieuse dans les meilleurs délais.

 

Une aide aux déplacements 

 

Alors que les transports en commun représentent un risque, nous demandons la prise en charge de taxis tant que l’épidémie sévit. Des mesures incitatives pour les déplacements à vélo vont dans le sens de l’histoire : prime à l’achat et indemnités kilométriques.

 

Une réponse de l’Etat à la situation particulière de Radio France

 

Après des années de gel, la baisse d’un euro de la redevance a mis en cause les missions de l’audiovisuel public. Radio France souffre d’une logique de restructuration. Des évolutions technologiques à venir et la fin du chantier de réhabilitation de la Maison de la Radio servaient de justification à la suppression de la plupart des postes ciblés. Tout est à revoir. De plus, la situation économique empêche toute perspective de projet professionnel dans le cadre d’un départ volontaire. L’Etat prend des mesures pour la sauvegarde de l’emploi et le soutien à la culture. La gestion de la pénurie doit cesser à Radio France, acteur majeur pour l’information et la culture.

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L’état de crise lié au Covid 19

20 Avril 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Alors que cette crise sanitaire provoque en France chaque jour des centaines de morts, que beaucoup de citoyens sont en extrême difficulté, nous ne souhaitons pas alimenter de vaines polémiques. Nous souhaitons poser simplement les sujets qui nous paraissent prioritaires à Radio France.

La santé des salariés

Sur ce point la direction a une responsabilité particulière et, si nous regrettons la très grande frustration que représente une antenne dégradée par la réduction drastique des équipes présentes sur site, nous ne saurions condamner la priorité donnée à la réduction maximale du risque d’exposition au virus. La syndication des radios locales a créé parfois des découpages absurdes, prenons acte que dès lundi la « région » Rhône Alpes – Auvergne sera scindée en deux. Il faut évidemment redonner au plus vite les moyens de faire une matinale locale en maintenant les équipes en sécurité.

L’emploi des plus précaires

Nous avions tiré la sonnette d’alarme par rapport aux plus fragiles qui commençaient à se voir signifier l’annulation de contrats prévus. Nous avons donc salué la décision inédite de la direction de Radio France de maintenir des revenus à ses salariés précaires : CDD, CDDU et pigistes. Nous veillerons au cas par cas à l’exécution de cette décision.

La mise en place du travail à distance

Notre grand regret est que Radio France n’est pas su se préparer davantage en développant des logiques de télétravail alors que nous demandions régulièrement depuis 2014 l’ouverture d’une négociation sur la mise en place d’une négociation dédiée. Cela aurait permis de préparer les équipements et les process et nous aurait évité de nous retrouver dans cette situation d’improvisation qui complique ou empêche le travail à distance. Que de temps perdu !

Reportage

C’est la grande frustration de beaucoup de journalistes, ne pas pouvoir aller sur le terrain, ne pas pouvoir faire le job. Faute d’équipements (perches, masques...), le reportage n’est assuré que par une toute petite minorité.

Formations musicales et soutien à la création

La saison musicale 19-20 est arrêtée, les festivals sont tombés. Il va falloir trouver toutes les solutions possibles pour faire vivre l’activité de nos formations et soutenir les acteurs du monde de la musique.

Modalité de prise des congés

Nous avons contesté dès le départ l’impossibilité de reporter des congés posés. Alors qu’un séjour prévu était annulé, les salariés concernés vivaient une double peine en ne pouvant reporter leurs congés. Cela nous a paru injuste et inéquitable, pénalisant celles et ceux qui avaient anticipé la pose de leurs congés. La direction ne peut imposer la prise de congés. Son argument est la bonne marche de nos stations à la reprise d’activité. Mais nous savons bien que la pression sur nos jours de congés est toujours présente et que la contrainte reste purement comptable : ne pas gonfler les provisions pour CET. Au-delà de la polémique actuelle, nous ne changerons rien de notre position, il est hors de question pour nous de revenir sur le nombre de jours que nous avons préservés en négociant le Nac.

 

Cette période anxiogène laissera des traces, parce qu’elle aura été extrêmement éprouvante. Nous savons aussi qu’elle ne permettra malheureusement pas de retrouver une augmentation du financement de Radio France à hauteur de ses besoins. Le secteur privé de l’audiovisuel fait pression pour récupérer tout ou partie des ressources publicitaires du public. Cela ne serait jamais compensé par une augmentation de la contribution à l’audiovisuel public et nous continuerions à le payer par des pertes d’emplois. L’Unsa continuera à se battre sans se voiler la face dans un contexte extrêmement inquiétant. Nous continuerons d’agir dans l’intérêt de chaque salarié avec énergie et lucidité.

 

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Pourquoi et comment on se bat

21 Janvier 2020 , Rédigé par unsaradiofrance

Radio France emmenée dans un déficit structurel avant France Médias

Depuis des années, pour des raisons dogmatiques identiques dans tous les pays, l’Etat se désengage de l’audiovisuel public. Après RFI, France Télévisions qui en est déjà à son 3ème plan de départs, Radio France est contrainte à une réduction d’effectifs et dans le même temps à investir pour ne pas dépendre des nouvelles plateformes numériques. Les économies demandées à Radio France ont été inscrites dans le rapport de la Cour des comptes de 2015 puis dans un rapport interne au ministère de la Culture qui avait fuité en 2018. Le budget pluriannuel a été déterminé en juillet 2018 : après que leComité Action public 2022 ait préconisé une baisse de la dotation Audiovisuel public de 400 millions d’euros à échéance 2022, le gouvernement a décidé que ce serait 190 millions, soient 160 millions à France TV et 20 millions à Radio France.

La PDG de France TV a estimé que cela revenait à un effort de 400 millions en incluant l’évolution mécanique des charges et les investissements pour les développements numériques. Sibyle Veil a calculé 60 millions à Radio France et a présenté son projet stratégique sur cette base. Nous faisons face à des orientations qui mettent en cause près de 300 emplois et qui accentuent le recours au financement privé.

Sous la présidence Gallet, l’Etat n’avait pas baissé la dotation, les économies réalisées devaient compenser l’évolution mécanique des charges et elles ont porté essentiellement sur la diffusion (14,4 millions entre 2015 et 2018) avec l’arrêt des ondes longues et ondes moyennes. D’autre part, l’ouverture en 2016 du cahier des charges de Radio France à la publicité commerciale a débloqué quelques millions de ressources propres. Nous l’avions dénoncée parce que nous estimons que la nature de ces annonces dénature l’identité de nos antennes.

Le gouvernement avait le loisir d’assouplir cette trajectoire financière, mais il a fait le choix de retirer à l’audiovisuel public de 70,6 millions d’euros en 2020 par rapport à 2019 dans la Loi de Finances 2020. La dérogation à l’article 1605 du Code général des impôts a conduit à une baisse de la Contribution à l’audiovisuel public (redevance) d’un euro par foyer quand elle aurait dû augmenter de deux euros. En effet la Loi de 2006 a prévu son indexation sur l’inflation hors tabac pour garantir la pérennité de son financement, gage de son indépendance.

Les pouvoirs publics ont voulu mettre l’audiovisuel public à la diète avant même la réforme de l’audiovisuel public qui prévoit de confier les orientations stratégiques et la répartition des budgets à un super PDG. Au-delà des menaces sur l’emploi, de nouveaux choix pourraient mettre en péril des secteurs de la Maison.

Les dangers à l’œuvre dans le plan stratégique

Ils sont de deux ordres : l’application unilatérale du plan de départs volontaires et la course au financement privé.

La direction a pour seule obligation dans la mise en place d’un plan de départs volontaires le respect d’un délai d’information/consultation de 4 mois. C’est-à-dire que si nous ne tentons pas de trouver une autre voie, ce plan pourrait s’appliquer à partir du 26 mars. C’est donc dans la perspective de négocier sur de nouvelles bases que l’ensemble des organisations syndicales représentatives ont demandé la suspension de ce délai de consultation. Le plan de départs volontaires serait une catastrophe par :

  • -  le volume de postes supprimés, cela met en danger des secteurs entiers de Radio France

  • -  l’impossibilité de recruter sur les postes ciblés d’ici à fin 2024 (par la priorité de réembauche dans les deux années qui suivent le dernier départ),

  • -  l’absence de garanties pour celles et ceux dont l’activité serait arrêtées dans le cadre des réorganisations prévues

  • -  l’impossibilité pour d’autres salariés de négocier leur départ comme le permet depuis plusieurs années la rupture conventionnelle individuelle

  • -  la pression toujours plus forte sur les précaires

    Pour pallier le désengagement de l’Etat, le développement des ressources propres est prévu à une échelle inédite. Si Studio Radio France pouvait apparaître comme l’opportunité de mettre en valeur nos savoir-faire, nous dénonçons des dérives inacceptables et notamment le projet en lien avec l’Hôtel de la marine dont le financement par le Qatar amène à de graves entorses à la déontologie. Outre la mise en danger de notre indépendance éditoriale, la trajectoire financière pluriannuelle serait soumise aux aléas de recettes purement commerciales.

    Les propositions de l’Unsa

    L’Unsa revendique dans la négociation d’un accord :

    • -  La réduction du volume de suppressions de postes

    • -  L’intégration de 90 CDD en remplacement d’autant de départs accompagnés

    • -  L’intégration de l’ensemble des CDDU dont la fonction correspond à un emploi

      CDI à Radio France

    • -  L’encadrement du recours aux contrats précaires

    • -  Des garanties précises pour les salariés dont le service ou l’activité pourrait

      disparaître au gré des réorganisations prévues

    • -  La mise en place d’une commission paritaire en charge d’appliquer la charte

      déontologique (à créer) pour toutes prestations commerciales

      Dans le cadre du projet de Loi sur la réforme audiovisuel, l’Unsa revendique la pérennisation du financement de l’audiovisuel public. Rien n’est dit sur le sujet dans le projet de Loi présenté en Conseil des ministres le 5 décembre, et c’est peut-être ce qui nous rend le plus pessimistes.

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Préavis de grève pour les 4 et 5 décembre

28 Novembre 2019 , Rédigé par unsaradiofrance

Le projet de Loi de réforme de l’audiovisuel, présenté en Conseil des ministres, préfigure la mise en place de la holding France Medias. A partir de janvier 2021, nous serons sous la coupe d’un super PDG. A lire dans la presse les noms des éventuels impétrants, on peut dessiner le profil d’une femme ou d’un homme qui ne restera pas les bras croisés.

 

Y aura-t-il la création d’une ou plusieurs filiales ? La publicité ? L’informatique ? La formation ? Les achats ? La fusion de France Bleu et France 3 ? Rien de tout cela n’est pertinent !

 

A partir de janvier 2022, notre super PDG aurait la main pour répartir l’enveloppe de l’audiovisuel public entre ses propres besoins de fonctionnement, ses filiales et les projets communs. A quelle hauteur cette strate superfétatoire ponctionnera pour son fonctionnement ce qui restera alors de la dotation publique ? Que restera-t-il à Radio France alors que le ministre de la Culture répète à l’envi que la trajectoire financière ne serait pas revue jusqu’à 2022 incluse ? 

 

Rien, nous ne savons rien de ce à quoi peut nous mener cette holding parallèlement à la refonte de la redevance audiovisuelle. 

 

A l’heure où Radio France va encore perdre trois cents postes, où les conditions de travail s’aggravent comme jamais, cette nouvelle épée de Damoclès n’est pas supportable.

 

En conséquence, l’Unsa appelle les salariés de Radio France à cesser le travail les 4 et 5 décembre 2019.

 

 

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