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Unsa Radio France

Déclaration Unsa au CCE

8 Juin 2016 , Rédigé par unsaradiofrance

Monsieur le président,

Sur un plateau de télévision, vous vous êtes targué du soutien de votre ministre. Vous avez osé dire que ce soutien vous a été témoigné de manière « sonnante et trébuchante », ce sont là vos mots. Entendez les nôtres : l’alarme est sonnante et vos décisions trébuchantes : exit Jean-Pierre Rousseau, exit Marie-Pierre de Surville, exit Claude Esclatine, tous trois nommés à votre arrivée.

Partout à Radio France ce n’est que chuchotement et désenchantement.

Vous avez lancé l’entreprise dans la création de la chaine d’information en continu sans un euro pour la financer. Vous maintenez le projet d’une locale à Lyon.

Mais que sortira du chantier de Réhabilitation, menace permanente pour les comptes et les activités, épreuve quotidienne pour les nerfs des personnels ?

Que sortira du chantier social ? Comment retrouver des garanties conventionnelles en période de réduction sensible de la masse salariale, et quand des valeurs sûres sont sacrifiées, victimes d’un statut précaire ?

Comment fidéliser le public lorsque les conditions d’accueil sont catastrophiques ?

Votre stratégie consiste à faire entrer de l’argent par de la publicité privée, recettes bien précaires, ou par la location d’espaces, quitte à dénaturer et nos antennes et nos missions.

Cette politique heurte les personnels. Ce que nous voyons n’est même plus une restructuration mais une déstructuration continue. Notre identité de radio publique est ébranlée par ses fondements.

Nous assistons à la casse de la production :

  • les prises de son musicales dans des studios d’antenne se font dans des conditions insultantes pour les musiciens qui s’y produisent,
  • les politiques de fictions et de documentaires sont destructrices,
  • les moyens de reportages sont reniés,
  • la radio sort de moins en moins.

Nos studios publics sont occupés par des tables rondes et des idées courbes.

Nos programmes locaux cèdent à l’interactivité et les propos populistes tenus à l’antenne réjouissent les apprentis sorciers en quête de buzz.

Tout cela peut se résumer à un appauvrissement général de nos contenus éditoriaux et de nos savoir-faire.

Mais après tout, monsieur le président, vous avez la confiance de votre ministre, n’est-ce pas ?

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