Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Unsa Radio France
Articles récents

Radio France, la ministre et le PDG

23 Novembre 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Un document de travail émanant du ministère de la Culture a été diffusé très opportunément à la presse pour mettre en difficulté la ministre, voire son directeur de cabinet. Il est vrai que Françoise Nyssen ne cesse de nous déconcerter lors de ses interventions.

 

En même temps, les démêlés judiciaires de Mathieu Gallet affaiblissent la position de Radio France. Et que dire de cet entêtement à placer des millions à Lyon, lorsque la direction propose d’étaler sur trois ans le recrutement nécessaire de neuf postes de chargé-e d’accueil à temps partiel ?

 

En 2019, la présidence de Radio France sera renouvelée avec une nouvelle feuille de route. D’ici là le mode de nomination aura été revu, ainsi que la gouvernance. Les millions de la réhabilitation et de Lyon ne pourront qu’entrainer un déficit structurel. On peut donc craindre un plan de restructuration à venir.

 

L’arrivée à la DRH le 11 décembre, de Philippe Gény, résonne curieusement dans le contexte actuel. Sur le web, son profil est défini comme ça :

Philippe Gény est DRH, impliqué dans la conduite de projets de transformation de type fusions-acquisitions, réorganisations & restructurations

 

Quand GQ nous apprend que MG se rend régulièrement à Los Angeles et dans la Silicon Valley car il affectionne la Californie mais aussi les méthodes de travail des géants de la tech (sic), on reprend notre souffle et on lui suggère de passer un peu de temps parmi nous et d’économiser les prestations de Denis Pingaud qui, d’après ce qu’il a déclaré lors de son audition judiciaire, lui fournit des éléments de langage pour les syndicats.

 

Monsieur Gallet doit les records d’audience à des équipes qui triment. Ces résultats l’obligent envers les salariés. Un manager, de Californie ou d’ailleurs, propose un dessein mobilisateur.

Mais la période a déjà comme un étrange goût de fin de règne.

Lire la suite

Une locale à Lyon, un projet lumineux

24 Octobre 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

La tension budgétaire nous envoie dans le mur à coup sûr en 2019. La direction a obtenu de la tutelle que la réduction de la subvention ne porte que sur l’enveloppe d’investissement.

 

Le décalage des travaux fait que le budget 2018 de fonctionnement n’est pas affecté par la baisse du budget de l’audiovisuel public. En 2019, le virage sera certainement douloureux.

 

Dans ce contexte, nous ne parvenons pas à convaincre la direction de maintenir les équipes locales de Fip à Nantes, Bordeaux et Strasbourg dont l’audience et le rôle de vecteur culturel participent de la grandeur de Radio France. Nous ne parvenons pas à obtenir le maintien de postes absolument nécessaires à leur maintien.

 

 

Alors comment comprendre cet acharnement à replanter un petit drapeau à Lyon, ville où la station locale avait été fermée en 1987 pour dégager des moyens pour France Info ? Il se trouve que France Info, dans sa nouvelle version, demande beaucoup de moyens supplémentaires.

 

 

Il faudrait une débauche de moyens pour faire fonctionner la 45ème station locale dans la ville Lumière. Ses coûts de fonctionnement pèseraient à plein sur le budget 2019 dans une proportion sensible : un loyer exorbitant, le plus important des radios de région, la nécessité d’au moins 30 postes, des fréquences. A Lyon, la concurrence avait eu raison de l’antenne locale il y a trente ans. Elle est encore plus rude aujourd’hui.

 

 

Rappelons que Le Mans a vu le jour alors qu’un élu sarthois était Premier ministre, Saint-Etienne alors que son sénateur-maire faisait partie du Conseil d’administration de Radio France.

 

Nous demandons aujourd’hui à qui profite la recréation d’une locale à Lyon ?

 

En tout cas, certainement pas à l’ensemble des salariés de Radio France déjà pressurés sur les périmètres actuels.

Lire la suite
Lire la suite

Nac Titre 1

13 Septembre 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Lire la suite

COM : un ouragan a tout emporté

12 Septembre 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Le COM (contrat d’objectifs et de moyens) existe à Radio France depuis la présidence de Jean-Paul Cluzel. C’est un contrat de 5 ans entre l’Etat et l’entreprise prévu pour la durée du mandat du président. Mais sur cette période, la majorité politique peut changer.

 

C’est ainsi que le COM de Jean-Luc Hees n’avait pas été respecté à partir de 2012. Cela avait entrainé des difficultés financières qui se sont aggravées les années suivantes.

 

Celui de Mathieu Gallet, construit dans le cadre de restrictions budgétaires, conduisait à la suppression de 230 postes à temps plein en CDI.

Il serait purement et simplement balayé par la loi de finances 2018, si une baisse de 20 millions au budget 2018 était confirmée, alors que 2018 devait nous apporter une hausse de 8,5 millions.

 

28,5 millions en moins par rapport à la trajectoire prévue, ce serait la suppression annoncée de 380 postes nets supplémentaires. Entre 400 et 500 postes en moins, une fois pourvus les postes créés pour les nouvelles activités…

 

 

Mais que veut attaquer ce gouvernement ? Les radios locales, les antennes nationales, les formations musicales ? Que veut-il garder ? Pas un mot.

Aucun plan n’est sur la table, c’est de la restructuration en mode projet. L’empirisme à l’œuvre conduira indubitablement au démantèlement du service public de la radio.

 

 

Nous ne pouvons plus accepter le piétinement de nos missions et nos emplois.

Nous ne saurions attendre gentiment la mise en place de la rupture conventionnelle collective prévue par la nouvelle loi Travail, outil qui pourrait être utile à la liquidation de pans entiers de Radio France.

 

 

 

Réagissons collectivement. C’est le moment ou jamais de résister.

Lire la suite

Pour soigner les chiffres, agissez sur le dosage de précarité

4 Septembre 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Avant même la prescription des fameuses ordonnances, les chaines de Radio France administrent leurs cachets, leurs CDD ou leurs stages sans beaucoup d’égard pour le protocole.

 

Le credo est plus que jamais le rapport coût/audience. A France Inter, on fait parfois glisser des journalistes en CDI vers les programmes, tandis qu’on confie la revue de presse ou une collaboration à l’émission politique à des journalistes sous contrat d’intermittent du spectacle, le CDDU. Et comme les sirènes de l’audience poussent toujours plus vers le « Vu à la TV », on affranchit Natacha Polony de l’exclusivité de collaboration, disposition que la direction tenait à réinscrire dans le texte conventionnel. Elle pourra donc faire un édito dans la matinale de Sud Radio et collaborer à LCI, alors que Laurent Guimier a toujours défendu France Info TV en invoquant la nécessité d’une offre d’information en continu du service public. Mieux, on recourt aux recettes de l’infotainment en enregistrant le débat d’actualité auquel elle participe, pour lui préserver le repos dominical.

 

Dans le même temps, des producteurs et animateurs en CDDU se sont vu contraints d’accepter des conditions de rémunération minimales avec comme leitmotiv : « On ne peut pas te donner plus. »

 

France Inter dit ne pas avoir les moyens de rémunérer tous ses stagiaires de la grille d’été (540 euros mensuels). Pour la grille d’hiver, impossible pour les chaines nationales d’expliquer comment fonctionnent les émissions à partir de mars, puisqu’elles comptent sur la participation active de stagiaires dont le contrat ne peut excéder six mois.

 

Mouv compte dans ses effectifs deux attachés de production en CDD pour surcroît de travail pour toute sa grille !

 

 

  • Le media global ce n’est pas reproduire les talk show de la TV et le service public n’a pas à plonger dans le jeu insensé du mercato audiovisuel.
  • Radio France emploie 800 journalistes. Tous les talents existent déjà en interne et, mieux que personne, ils défendent l’identité du service public.
  • Les producteurs, animateurs, collaborateurs spécialisés doivent voir leur situation enfin évoluer lors d’une négociation qui reprend le 28 septembre. Dans un an, il faudra faire avec de nouvelles règles pour le recours au CDDU.
  • Mouv a une responsabilité par rapport aux jeunes, Radio France ne peut y mépriser le droit du travail au prétexte que cette chaine serait en sursis.
Lire la suite

Pour en finir avec la réal politique d’Inter

27 Juin 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Suite au départ d'Emmanuel Perreau, Laurence Bloch, directrice de France Inter, a fait le choix de bien s'entourer.

Dès lors, puisque la place d'encadrement des réalisatrices et des réalisateurs de la chaîne est vacante, il est de bon ton de rappeler quelques règles à la ou le futur-e récipiendaire.

 

Pour respecter la juste consommation des moyens envisagés par la hiérarchie de la chaîne, il serait inadmissible pour notre organisation syndicale de :
 

- nier confusément la définition des métiers et monter les professions les unes contre les autres

- reprécariser les réalisateurs et presser les CDD comme des citrons

- sous-estimer les moyens de production et augmenter encore les charges de travail

 

En dépit de quoi, France Inter restera dans notre zone d'extrême vigilance.

 

Lire la suite

Papa est parti en voyage d'affaire

11 Mai 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Au terme de leur préavis, Frédéric Schlesinger et Emmanuel Perreau n'auront plus à jouer les gorges profondes au fond d'un garage*, ils pourront à leur guise exposer au grand jour la saveur de nos secrets industriels sous les arcanes d'Europe 1, où l'herbe est toujours plus verte.

Il en faut de la hauteur et de l'abnégation pour travailler concomitamment sur l'avenir du privé et sur les grilles d'été et de rentrées du service public.

On s'étonne alors que nos dirigeants échappent aux clauses de non concurrence.

Nous sommes pris de vertiges cependant que Frédéric et Emmanuel, tels nounours et le marchand de sable sur leur nuage, nous adressent un dernier message:

Bonne nuit, les petits.

 

 

*Watergate : Mark Felt, "gorge profonde", révélait ses secrets au fond d'un garage.

Lire la suite

La fable de Claude le chat [1]

20 Avril 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

Un chat errait dans les sous-sols de la Maison de la radio et il était à l’origine d’odeurs pestilentielles. La Direction de l’Etablissement se saisit du dossier considérant que son personnel devait être prioritaire pour occuper les sous-sols. Elle proposa que le chat soit purement et simplement éliminé. Ce fut l’affolement général lorsque l’affaire fut évoquée devant les instances représentatives du personnel, la direction craignant beaucoup un procès en inhumanité dans une brève du Canard enchaîné. Ordre fut donné pour que le chat soit pris en charge et correctement traité.

La Direction juridique alerta la Médecine du travail afin qu’il soit à jour de ses vaccins. La Délégation à la sécurité tenait particulièrement à tracer ses déplacements. Si le chat ne pouvait être détenteur d’un badge, il serait équipé d’une puce RFID qui indiquerait sa position en temps réel. La Direction de l’Etablissement comptait s’appuyer sur ces relevés pour optimiser la chasse aux petits rongeurs. Ainsi, l’histoire du chat commençait à nourrir les discussions. C’est alors que germa une idée inattendue au sein de la Diversification : organiser une visite payante des sous-sols intitulée Cat’acombe. La direction du Marketing imagina un prolongement du concept par une application numérique pour suivre Claude le chat. La Direction du numérique fut donc sollicitée et la Direction de la Communication approuvait la démarche qui allait dans le sens des transitions écologique et numérique !

Mais la période de congé laissait Claude le chat de nouveau livré à lui-même. Alors émergea l’idée d’une pension alternée entre le siège et les 43 radios locales avec push sur les réseaux sociaux. Les directeurs territoriaux de France Bleu furent consultés. Le plus entreprenant des deux songea à confier le soin de l’illustre félin à la société prestataire déjà en charge du changement des ampoules. Saisie, la Direction des A-chats écrivit une note au Secrétariat général pour insister sur le risque lié à la modification du cahier des charges rédigé dans le cadre de l’appel d’offre européen.

Finalement, la DRH réalisa une étude d’au moins 2mn 30 secondes pour déterminer que cette nouvelle tâche pouvait intégrer la fiche de poste du régisseur :Il/Elle remplace les ampoules la litière en tant que de besoin.

Mais il fallait tout de même rendre des comptes au Conseil d’administration et un groupe de travail détermina des indicateurs utiles afin de délivrer une information chiffrée et montrer des résultats, à savoir des chiffres meilleurs que l’année précédente. Mieux valait anticiper le trait mordant du prochain rapport de la Cour des comptes.

Un producteur, heureux de travailler, accepta la commande du documentaire Chat doc. Devant la Maison de la Radio, il méditait. Claude était-ce un hommage à Claude Villers ? Certainement pas, nous sommes dans un autre monde.

Alors que la direction se met en branle pour du pipi de chat, il reste quelques âmes pour continuer à faire de la radio.

 

PS : Claude a fait des petits…

 

[1] Dans la ligne de Olive le chat, fable inventée à Bercy pour dénoncer la bureaucratie du ministère

Lire la suite

L’Unsa signe et persiste

30 Mars 2017 , Rédigé par unsaradiofrance

La Convention collective a été prorogée par l’allongement du temps de négociation, son application sera prolongée une dernière fois jusqu’au 30 avril, le temps de la mise en œuvre du nouveau système salarial.

L’Unsa signe le Nouvel accord collectif :

- il n’y aurait rien de plus dangereux que de ne pas assurer par cet accord les garanties sociales qu’il prévoit, entre autres :

potentiel de 5 jours de fractionnement (et non 2 jours), revalorisation de la prime d’ancienneté PTA et des grilles musiciens, promotion à 7,5% et mesure salariale à 4,5% pour les groupes de classification 1 à 7, procès verbal lors de la commission de discipline, prime de 100 euros pour les attachés de production…

- il se passerait des années avant de retrouver l’opportunité de signer un texte conventionnel

- une nouvelle phase de négociation se déroulerait à partir de mesures unilatérales régressives

- on ne connaît pas quel nouveau plan d’économies affectera l’audiovisuel public sous le prochain gouvernement

L’Unsa conteste par une réserve assortie à sa signature :

- la baisse du salaire de qualification des salariés qui sont amenés à autofinancer la création de leur prime de fin d’année

- la disparition des fiches emploi que nous avons toujours défendues :

chef d’équipe technique, chef d’équipe Energie climatisation, régisseur de production studio, technicien coordinateur d’antenne, ingénieur du son, documentaliste référent, contrôleur de sécurité et chargé de coordination.

L’Unsa persiste dans la défense des intérêts collectifs et individuels des salariés et n’aura de cesse de revendiquer :

- le positionnement de chaque salarié sur la bonne fiche emploi

- la reconnaissance de la prise de responsabilité et de la montée en compétence

- des rythmes de travail compatibles avec la vie de famille et la vie sociale

- une vision de service public qui refuse la recherche de recettes indignes

- la qualité et le volume de production

- la remise à plat du recours au CDDU et au CDD de droit commun

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>