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Unsa Radio France
Articles récents

Communiqué de presse

10 Juillet 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Un commis boucher présiderait Radio France, qu'il ne s'y prendrait pas autrement pour désosser France Culture. D'abord la tête et les pattes arrières :
En nommant Marc Voinchet à France Musique, et en validant le transfert de Laurent Goumard à France Inter, le président neutralise des éléments moteurs de France Culture. En remerciant Olivier Poivre d'Arvor, le Président s'en prend à la liberté de parole et l'esprit critique qui anime cette chaîne.
C'est un véritable tremblement de terre pour les salariés, vous avez été nombreux à nous témoigner votre indignation, et vos craintes pour cette chaîne où la production est si présente. Il s'agit bien d'une reprise en main politique, un royaume d'intelligence que le président envisage comme une poche de résistance. Il s'agit bien de fragiliser France Culture pour à terme attaquer son budget.

Peut-on remercier un directeur qui a porté la chaîne là où elle est dans l'estime des auditeurs aussi simplement que cela ?

Ni le CSA ni le ministère de la Culture n'a son mot à dire devant ce gâchis ?

Tout n'est pas simple avec Olivier Poivre d'Arvor et son équipe, mais il porte sincèrement les ambitions de la chaîne, dans un soucis du dialogue social dernièrement encore durement éprouvé, mais productif.

N'est-ce pas de cela dont vous auriez pu avoir besoin monsieur le Président pour affronter la prochaine crise ?

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10 bonnes raisons de refuser la négociation annoncée d’un plan de départs à l’automne

24 Juin 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

  1. La définition d’organisations cibles dans le cadre de la négociation court-circuiterait la concertation prévue sur l’évolution des modes de production, ainsi que les réflexions non encore abouties sur le Réseau Bleu et les formations musicales. Cette période de concertation indispensable est prévue à l’issue de la médiation.
  2. Les services seraient totalement désorganisés par un plan d’envergure (de l’ordre de 380 emplois, 7,5% du personnel) qui ciblerait les plus de 60 ans (15% à 20% des effectifs dans certains services).
  3. Le départ de salariés par le biais d’un plan entrainerait la suppression des postes qu’ils occupaient. Cela serait un frein au développement de l’entreprise. Un départ classique peut donner lieu à un remplacement différé, mais ne condamne pas le poste.
  4. Le calendrier doit dégager deux autres priorités essentielles pour l’évolution de l’entreprise : l’accord collectif et l’avancement des travaux de Réhabilitation. L’année 2016 est déterminante par rapport à ces deux enjeux. Précisons que la négociation de l’accord collectif est sur la table depuis 2009 et le chantier de Réhabilitation depuis 2005.
  5. Ce plan n’est pas cohérent avec l’échéance d’un retour à l’équilibre fin 2017. Ce plan aurait pour objectif une économie de 24 millions d’euros par an mais nécessiterait une enveloppe de 30 à 40 millions d’euros. Il n’est donc pas garanti que l’économie réalisée sur la masse salariale d’ici fin 2017 soit à la hauteur de la dépense.
  6. Ce plan correspond davantage au plan d’affaire lié aux modalités de remboursement d’un emprunt de 90 millions sur 5 ou 7 ans. Cet emprunt est motivé par des besoins de financement évalués à 170 millions Euros (environ 50 millions supplémentaires seront nécessaires pour les studios moyens). Notre trésorerie est grevée par les décaissements des travaux de Réhabilitation. L’échéance et l’ampleur de ce plan sont conditionnées par la dérive financière d’une Réhabilitation payée en partie par des emplois.
  7. L’ampleur du plan annoncé ne correspond absolument pas à un gommage de l’évolution des charges de personnels permanents : + 2.7 millions budgétés pour 2015, soient maximum + 9 millions sur les exercices 2015, 2016 et 2017. La ressource publique devrait s’inscrire de nouveau à la hausse dans les budgets 2018 et 2019 et accompagnerait donc l’évolution des charges d’exploitation pour les deux derniers exercices du COM.
  8. Environ 200 redéploiements ont déjà été effectués depuis 2011 en faveur de la Direction des Nouveaux Médias, la Direction des achats, les nouvelles locales, la Direction de la Réhabilitation, la Direction du Marketing et de la stratégie… Les salariés de Radio France ont déjà assumé d’énormes efforts et c’est déjà extrêmement tendu dans certains secteurs.
  9. La Direction de la Réhabilitation et ses effectifs n’ont pas de pérennité à Radio France. Les postes de la maitrise d’ouvrage du chantier ne devraient pas être affectés au fonctionnement de Radio France.
  10. Ce plan contredit la stratégie adoptée jusqu’à présent par la direction. Il est utile de se référer au PV du CA du 18 octobre 2013 page 19 pour s’en convaincre : « Catherine Sueur : (…) Nous avons choisi d’examiner chacun des départs potentiels des salariés pour vérifier la nécessité de remplacer les personnes ou de redéployer le poste ailleurs. Nous avons choisi de nous montrer pragmatiques. Nous n’avons pas figé un grand plan assorti d’objectifs cibles par direction. Compte tenu de la sensibilité de cette question, nous avons fait ce choix d’une politique pragmatique. »
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Objectifs et moyens, missions et emplois

16 Juin 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Alors que les discussions sont toujours en cours entre Mathieu Gallet et la tutelle pour la rédaction du Contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019, nous attendons de la médiation qu’elle permette des inflexions et même la révision de plusieurs axes du projet stratégique initial. La direction de Radio France doit réviser sa gouvernance, son dialogue social, sa vision purement comptable des effectifs et la perversion de la radio publique par des orientations qui relèvent davantage du marketing que d’une ambition pour la culture et l’information. L’Etat doit assumer ses responsabilités en donnant les moyens de terminer la Réhabilitation de la Maison de la Radio, sans que cela ne compromette nos activités et nos emplois. L’enjeu est d’éviter une crise d’une violence aujourd’hui insoupçonnée, la destruction d’un savoir-faire et la perte de notre identité façonnée pendant des décennies.

Gouvernance de Radio France et climat social

Depuis l’arrivée de Mathieu Gallet, les griefs se sont accumulés : manque d’exemplarité, distance d’un président enfermé dans son palissandre. Mais Radio France et ses salariés souffrent surtout des dysfonctionnements au plus haut niveau de l’entreprise. Comment croire que le président ait eu besoin de plusieurs mois pour découvrir la dégradation de la situation financière ? Où est la cohérence avec sa directrice générale, alors même qu’il laisse entendre que les comptes 2013 manquaient de sincérité ? Le climat social, déjà très tendu par la mise en cause de la convention collective, se détériore à cause d’une direction à mi-chemin entre rupture et continuité.

Asphyxie par la gestion

Nous n’acceptons pas le principe comptable qui commanderait de supprimer près de 400 emplois pour réduire la masse salariale dans les proportions qui permettraient un retour à l’équilibre budgétaire. Impossible aujourd’hui de toucher aux effectifs sans provoquer une totale désorganisation des services.

Une conception marketing de la radio publique

Les choix éditoriaux sont dictés par l’audience sous la pression des indicateurs si chers aux auditeurs de la Cour des comptes, pas ceux de la radio. Audience plus large et rajeunie,

cela conduit à la skyrockisation de Mouv, la RMCisation de l’interactivité, peut-être la BFMisation de l’info. Attention danger, les indicateurs nuisent gravement à la qualité des programmes !

Achever la Réhabilitation

Les dérives du financement et de la réalisation des travaux de la Réhabilitation nous entrainent dans des zones de turpitude. Si nous pouvons concevoir la nécessité de faire avancer les travaux en raccourcissant la période interphases et en allégeant la gestion très complexe des relocalisations par la location de nouveaux espaces à proximité de la Maison de la Radio, il est absolument nécessaire d’obtenir les espaces de production de substitution à la hauteur, notamment pour les fictions dont les studios bordent la porte D. L’Etat doit abonder le budget d’investissement en conséquence. D’autre part, l’enveloppe globale de fonctionnement liée à la Réhabilitation est aujourd’hui totalement sous-estimée, à 150 millions contre 250 millions en réalité.

Le dialogue social passe par la participation d’interlocuteurs en haut de la chaine de décisions, cohérents et sincères. Les périmètres de compétence des dirigeants doivent être clairement redéfinis. Les conditions d’un dialogue social normal ne pourront être réunies avant plusieurs mois. La période post-médiation devrait correspondre à une mission de concertation de plusieurs mois sous l’égide d’émissaires du ministère, actifs dans l’organisation de la réflexion participative. Chaque départ doit être remplacé poste pour poste tant que cette période de transition n’aura pas permis des évolutions organisationnelles issues de conclusions entièrement partagées avec les personnels qui sauront faire émerger si nécessaire des choix alternatifs. D’ici là, le Contrat d’objectifs et de moyens devra afficher des ambitions pour les programmes, l’information, la musique, le réseau Bleu et le bâtiment. L’Etat doit désormais s’impliquer totalement pour que les travaux de la Réhabilitation se déroulent dans le respect du volume et de la qualité de la production.

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Crise sur crises à Radio France

1 Juin 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Crise budgétaire

L’entreprise est condamnée à réduire sa masse salariale faute de budget suffisant pour supporter l’augmentation mécanique des charges d’exploitation. L’Etat a serré la vis en 2012 dans sa politique de réduction de la dette publique et contraint l’ensemble des services publics à faire avec moins. RFI et France Télévisions ont déjà été touchées. Radio France, cible du rapport de la Cour des comptes et des rapports parlementaires, prévoit un plan de réduction d’effectifs dans le Contrat d’objectifs et de moyens (COM). Ce plan serait mis à la négociation dès septembre, délai imposé par le plan d’affaire pour le retour à l’équilibre. Nous contestons une approche purement comptable qui conduirait à la désorganisation des services, à la mise en cause de nos programmes et nos missions.

Crise de gouvernance

Les discussions ont cours entre la présidence de Radio France et les ministères de la Culture et du Budget. Mais la nomination du président sur la base d’un projet stratégique est de la responsabilité du CSA. Toutes les parties prenantes se renvoient la balle, chacune en pleine crise de crédibilité : les affaires Gallet (bureau et conseillers), ce petit côté CSA nostra dans les nominations à Radio France et France Télévisions, et la Saal affaire : le ministère lui confie un poste de chargée de mission juste un mois après l’avoir débarquée de l’Ina pour des faits graves. Nous sommes face à des autorités controversées.

Crise d’identité

L’étau budgétaire conduit l’entreprise à des choix en contradiction avec son cahier des missions et des charges issu de la loi de 1986. La volonté d’accroître ses ressources propres avec des annonceurs publicitaires privés et l’organisation à la Maison de la Radio d’évènements privés posent bien sûr des questions éthiques et déontologiques. La production radiophonique ou musicale est altérée par la location de studios, par la réquisition de techniciens pour Pernod-Ricard, Samsung, etc. Radio France doit jouer un rôle clé dans la prescription de nouveaux talents, la découverte, l’ouverture au monde. La suppression d’émissions publiques, la réduction de moyens pour les reportages et le documentaire, ou la difficulté à faire prendre en charge le déplacement d’invités ou de musiciens compromettent l’identité de Radio France en tant qu’acteur culturel.

Crise sociale

La perspective d’une réduction drastique des effectifs rend le climat de l’entreprise très sombre. Pour beaucoup de salariés, le ressort est déjà cassé. L’incertitude et l’indécision se sont emparées des esprits. On assiste à un gigantesque gâchis. Certains complètent leurs CV pour démarcher. L’erreur suprême, c’est prétendre mener de front les négociations d’un plan de départs volontaires, du Nac et d’un accord multimédia en même temps que se mènerait la réflexion sur l’évolution des modes de production, réflexion que nous souhaitons la plus participative possible, à la hauteur des enjeux. Il faut se projeter malgré la fermeture temporaire des studios moyens et l’objectif avoué par Jean-Paul Cluzel dans sa réponse à la Cour des comptes de la réduction du nombre de studios.

L’Unsa demande à ce qu’aucun plan de réduction d’effectifs ne soit mis en place avant les conclusions de la réflexion sur les modes de production en juin 2016. Rappelons que plus de mille salariés sont concernés par la réforme qui en découlera.

L’évolution de nos outils et nos organisations et l’émergence de nouvelles compétences doivent s’inscrire au minimum sur toute la durée du COM et non sur 2 ans. L’évolution des effectifs ne peut la devancer, l’Etat et la direction de Radio France commettraient une faute en la brusquant.

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Pour voir la radio, faudra repasser

20 Mai 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

« Passez quand vous voulez » c’était le slogan affiché il y a quelques mois lors d’une campagne de publicité pour la Maison de la Radio.

On connaît la suite :

  • Vigipirate alerte attentats a rappelé qu’une entreprise de média était un site très sensible.
  • La communication désastreuse pour la promotion des concerts de nos formations musicales conduit à des salles à moitié vides quand les orchestres font toujours le plein à l’extérieur.
  • Les émissions publiques sont réduites à peau de chagrin, le lien historique avec nos auditeurs est rompu : Nagui, Jazz à Fip et maintenant les émissions de France Musique.

La triste réalité, c’est que la Maison de la Radio devrait devenir rentable. C’est l’enjeu de la politique de diversification à tout crin. Ainsi doivent se développer les locations d’espaces, de salles et studios pour des évènements privés, tels que :

  • Assemblées générales d’actionnaires d’entreprises du CAC 40.
  • Défilés de mode.

Comme un écho au projet de Mathieu Gallet de faire payer les podcasts, la nouvelle présidente de France Télévisions a pour projet la monétisation des contenus.

  • Parce que nous refusons cette logique de monétisation de nos contenus et de nos espaces de production
  • Parce que les émissions publics n’ont pas d’équivalent pour créer le lien avec les auditeurs
  • Parce que la captation de lives permet à Radio France d’affirmer son rôle prescripteur, de défricheur de jeunes talents :

L’Unsa s’oppose à la réduction drastique des émissions publiques

qui font partie de l’identité de Radio France.

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5 questions sur l’après grève

27 Avril 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

  1. Quels résultats ?

- Nous avons obtenu satisfaction sur des points très précis : le maintien des deux orchestres, l’abandon de la verticalisation des chargés de réalisation et des techniciens, l’abandon de la réforme du service propreté.

- Nous avons l’opportunité inédite d’être associés à la révision du projet stratégique inscrit dans le Contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019 en relation avec le médiateur nommé par la ministre de la Culture et de la Communication.

  1. La grève a-t-elle commencé trop tôt ?

Non, les principaux arbitrages sur le projet stratégique devaient être rendus 2ème quinzaine de mars. La grève a commencé le 19, juste à temps pour pouvoir peser sur ces arbitrages.

  1. Le conflit s’est-il éternisé ?

Cette grève a été très longue. Les enjeux et certaines options affichées par le président de Radio France dans la presse méritaient que les salariés interpellent le ministère de tutelle. Nous avons donc revendiqué la médiation du ministère dès le début du conflit, parce que nous refusions les orientations prises par la direction. Il aura hélas fallu 3 semaines pour obtenir la nomination d’un médiateur.

  1. L’Etat reste-t-il sourd à notre diagnostic de sous-financement ?

A chacune de nos rencontres avec la ministre, les membres de son cabinet, ou les conseillers du Premier ministre, il nous a été réaffirmé la même trajectoire triennale de ressources publiques pour Radio France en 2015, 2016 et 2017.

Cet arbitrage a été rendu en décembre 2014 et l’Etat ne veut pas revenir dessus, se basant sur la répartition entre les entreprises de l’audiovisuel public.

Seule réponse à la situation particulière de Radio France : une enveloppe exceptionnelle – elle serait de 80 millions d’euros – pour le chantier de Réhabilitation.

  1. Quels sont les enjeux de la médiation pour les 2 mois à venir ?

Le déficit de Radio France est devenu structurel par un effet ciseaux entre la stagnation des ressources et l’augmentation mécanique des charges. La pression est exercée par les pouvoirs publics pour la réduction de notre masse salariale (Cf. les différents rapports :

Cour des comptes, Assemblée nationale, Sénat et CSA).

Nous avons toujours contesté l’alternative qui consisterait en un développement substantiel de nos ressources propres, parce qu’elle ne nous paraît pas réaliste, ne serait pas pérenne et présenterait un risque important de contredire notre mission de service public du point de vue de l’éthique.

Face à l’impasse de notre situation financière, nous devons être actifs afin que les arbitrages ne mettent pas en cause l’intégrité éditoriale et la qualité de la production de la radio publique, ainsi que le socle social de l’entreprise.

Nous devons nous battre jusqu’au bout pour éviter externalisations, syndications, dégradation de la production, détérioration de nos conditions de travail et de l’organisation de notre temps de travail.

Sans la très forte mobilisation des salariés,

notre destin nous aurait déjà échappé.

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La Maison gronde

17 Mars 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Le scandale financier de la Réhabilitation 

Une Réhabilitation qui finira par coûter au moins 600  millions d’euros dont 150 en budget de fonctionnement dédié : location d’autres emprises (Mangin, Tripode, entrepôt Calberson…), maitrise d’ouvrage, relocalisations de services et de chaines. Il convient d’ajouter le préjudice par l’impossibilité de dégager des ressources locatives.

 

Des emplois en moins pour payer la Réhabilitation 

La Réhabilitation pèse sur la trésorerie de l’entreprise qui devient fortement négative. Alors que l’Etat se désengage, Radio France se retourne vers les banques pour emprunter. En contrepartie, une réduction de la masse salariale sera inscrite dans un plan d’affaires afin d’obtenir l’obtention de ce prêt. En résumé, la fin des travaux sera payée par la suppression d’emplois !

 

La vérité sur la masse salariale 

Sur les 20 millions d’augmentation de charges inscrites dans le budget 2015 par rapport au budget initial 2014, seulement 3 millions sont imputables à l’augmentation des frais de personnels permanents et occasionnels. L’augmentation des charges salariales ne représente donc qu’un septième du déficit budgété.

 

Les arbitrages politiques seront rendus à la fin du mois

La négociation du Contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019 doit aboutir en avril et les principaux arbitrages sur les orientations stratégiques de Radio France devraient finalement être rendus à la fin mars. Ils avaient été annoncés pour la mi-mars, mais il semble qu’un possible remaniement ministériel après les élections départementales ait repoussé l’échéance.

 

 

Ce que la mobilisation doit faire entendre

Radio France est un modèle, un modèle de qualité et de créativité pour l’éditorial et le traitement du son. Ce modèle nous est envié partout dans le monde. On ne compte plus le nombre de prix internationaux obtenus par nos productions radiophoniques. Avec le binaural et des productions toujours plus inventives et originales, Radio France affirme plus que jamais sa place prépondérante dans le paysage radiophonique. Et pourtant deux magistrats de la Cour des comptes ont cru bon de pouvoir plaquer un titre passe-partout sur leur rapport : Radio France, un modèle à reconstruire. Cela fait écho à l’image désastreuse de Mathieu Gallet selon qui il faudrait prendre une page blanche pour redéfinir la radio publique en 2015. Eh bien non ! Radio France fait tous les jours ses preuves. Radio France, plus que jamais, un modèle à reconduire !

 

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Les raisons de la grève

12 Mars 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Une entreprise d’exclusion

L’étranglement budgétaire de Radio France pourrait conduire à une réduction sans précédent des effectifs permanents. Le budget CDD a déjà été amputé de 15%.

Brutalité et Dégats

Nous avons la certitude que dans les services, la charge de travail sera toujours plus insoutenable.

Les conditions de travail sont déjà très dégradées par la Réhabilitation et les redéploiements des dernières années.

Le rapport de la Cour des comptes s’intitule Radio France, un modèle à reconstruire. La perspective de restructurations brutales nécessite un avertissement très ferme.

La mobilisation, c’est maintenant

Dans une semaine seront rendus les principaux arbitrages de l’Etat dans le cadre de la négociation qu’il mène avec la direction de Radio France sur le Contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019.

Le vendredi 13, Mathieu Gallet répondra aux représentants du personnel sur ses orientations stratégiques dans le cadre d’un CCE extraordinaire.

Il ne faut plus attendre. L’emploi à Radio France et les missions de la Radio publique n’ont jamais été aussi attaqués.

Une grève massive le 12 mars constituera un avertissement très ferme à la direction et à la tutelle.

A lire absolument :

Ce qu'écrivait l'Unsa en octobre 2012

De : BALL

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DEFENDONS NOS EMPLOIS

11 Mars 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Une menace de réduction drastique des effectifs pèse sur l’ensemble des services à Radio France.

Alors que se déroulent actuellement les derniers arbitrages du Contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019, la Tutelle écarte une à une toutes les pistes d’économies proposées par le PDG pour n’en retenir qu’une : les emplois.

Mathieu Gallet, de son coté, refuse de répondre aux questions et aux angoisses des salariés. Il faudra pourtant qu’il le fasse le 13, lors du CCE extraordinaire.

Si le PDG ne nous défend pas davantage, un plan social aux conséquences désastreuses se profile.

La CFDT, le SNJ et l’UNSA appellent l’ensemble des salariés de Radio France à dire NON et à arrêter le travail durant 24 heures, le 12 mars à 0h00.

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Radio France abandonne RF8. Encore un sacré...

13 Février 2015 , Rédigé par Unsa Radio France

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