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Unsa Radio France
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Stop à l’exploitation des journalistes précaires à Radio France

7 Février 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Stop à l’exploitation des journalistes précaires à Radio France

La troisième réunion de négociation pour les journalistes précaires doit permettre enfin la prise en compte de la proposition portée aujourd’hui par 4 syndicats de Radio France : la création de brigades régionales de journalistes CDI pour assurer les remplacements.

Outre les problèmes juridiques que pose la situation actuelle, la direction manque à son obligation par rapport à la santé de ses journalistes au planning : cette astreinte permanente, la multiplicité des contrats et des déplacements géographiques pendant des années exposent même les plus opiniâtres à une fatigue nerveuse et des insomnies. C’est ainsi que dans le kit de survie du journaliste précaire, la pharmacopée du précaire joue une place de plus en plus importante.

 

C’est le devoir des négociateurs de trouver une solution à cette dérive toujours plus forte du fait des restrictions budgétaires drastiques.

 

Pourquoi une brigade en CDI ?

 

Parce que nous trouvons cynique et odieux de mettre un terme à la collaboration de salariés ayant fait leurs preuves, attestant de dizaines, voire de centaines d’évaluations après plus de 4 ans d’activité à Radio France.

 

Parce qu’après une période de compagnonnage qui ne devrait pas dépasser 18 mois où il est indéniablement formateur de découvrir un maximum de locales et rédactions, les déplacements géographiques doivent être limités.

 

Pour mettre un terme à l’angoisse et au mal-être générés par une situation de précarité et donner une vraie perspective aux CDD nouveaux entrants.

 

Parce que le recours à la pige à Radio France ne respecte pas le droit du travail : une pige égale un acte et non une vacation. Radio France rémunère des journalistes « locaux » au-dessous du smic horaire si l’on rapporte le montant de la pige au nombre d’heures réellement effectué.

 

Pour permettre aussi aux CDI qui souhaitent s’extraire de leurs rédactions la possibilité d’une mobilité en repassant par la brigade.

 

Quels enjeux ?

 

Même dans un contexte de restructuration, la précarisation et la paupérisation du métier de journaliste ne peuvent pas être une fatalité. Il y a là un enjeu éthique, déontologique et juridique pour Radio France.

L’information de la radio publique, le média auquel les Français font le plus confiance, constitue un enjeu démocratique. Cessons de la compromettre par un fonctionnement nocif pour la santé d’au moins 15% des journalistes qui la donne.

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Catastrophe financière = Catastrophe culturelle = Catastrophe sociale

3 Février 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Catastrophe financière  = Catastrophe culturelle  = Catastrophe sociale

Les personnels de Radio France sont désormais confrontés à une crise sans précédent.

 

Il manquerait 54 millions dans le budget de fonctionnement de Radio France à l’horizon 2017. L’effet de ciseaux entre la réduction de la dotation publique et l’augmentation mécanique des charges est devenu insurmontable.

 

Le désengagement de l’Etat est en cause, alors que le chantier de Réhabilitation ne cesse de peser par des dépassements incessants. La fin du chantier est aujourd’hui estimée à fin 2018 !

 

Les conséquences sociales s’annoncent terrifiantes avec une perspective de réduction drastique des effectifs.

 

Des menaces pèsent sur des chaines. France Musique et Fip sont parfois citées dans la presse, alors que les chaines musicales font partie des orientations stratégiques d’après la direction du marketing…

 

Des menaces pèsent sur les orchestres, alors que Radio France vient d’ouvrir son auditorium…

 

Des menaces pèsent sur l’information, alors qu’une récente enquête d’opinion confirme la radio comme la source d’information la plus fiable…

 

Des menaces pèsent sur le réseau Bleu, alors que l’ouverture d’une nouvelle locale à Lyon est toujours un projet affiché…

 

Beaucoup de services ont déjà payé un très lourd tribut lors des mesures d’économies des dernières années. Les restructurations possibles pourraient engendrer des drames humains.

 

Nous ne pouvons accepter l’asphyxie de Radio France. Une intersyndicale a rencontré la tutelle. Nous n’avons pas le sentiment que le ministère accorde toute l’attention que mérite la Radio publique. Il est temps d’interpeller parlementaires et CSA.

 

Les salariés de Radio France doivent se mobiliser sans attendre la conclusion de la négociation du Contrat d’objectifs et de moyens entre l’Etat et la présidence

de Radio France.

 

L’Unsa entend mener aussi loin que possible le combat

pour l’intégrité de nos activités.

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Résultat des CPS 2014

29 Janvier 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

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Communiqué des élus du CCE

20 Janvier 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

Les élus du comité central d’entreprise de Radio France (CFDT, CFTC, CGT, FO, SNJ, SUD, UNSA) constatent un budget 2015 en déficit de 21,3 millions d’euros : une sombre première dans l’histoire de la radio publique.

Premier responsable de cette situation inédite : l’État, qui n’a pas respecté le contrat d’objectifs et de moyens (2010-2014) ! Depuis 2011, Bercy a amputé les budgets de Radio France de 87,5 millions d’euros par rapport à ses engagements. Auxquels il faut ajouter la dérive permanente du coût du chantier de la Maison de la Radio à Paris.

Désormais les missions de Radio France - informer, éduquer, divertir - se trouvent compromises. Radio France et ses salariés ont déjà fait d’énormes efforts en matière d’économies depuis trois ans. L’entreprise décide cette année de diminuer de manière drastique les budgets consacrés aux antennes, et ce n’est qu’un début ! En 2015 : les auditeurs de France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, FIP, Mouv, le public des orchestres et du chœur vont être les premiers lésés.

Comment le ministère de la Culture peut-il cautionner cette situation ?

Comment Mathieu Gallet peut-il dire aux syndicats qu’il n’espère pas un centime de plus de la part de la tutelle ?

Les élus du comité central d’entreprise de Radio France ne renoncent pas aux missions d’un service public de qualité et alertent les salariés sur le péril que court Radio France.

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Appel national : Le monde du travail, ensemble, pour les libertés et la démocratie.

8 Janvier 2015 , Rédigé par unsaradiofrance

 

Les organisations syndicales françaises sunissent et se joignent au mouvement citoyen et républicain pour exprimer leur émotion et leur indignation après lattentat terroriste perpétré contre le journal Charlie Hebdo et face à tous les actes de violences et dintolérance.

La Démocratie, la République, la Paix, les Libertés de pensée et dexpression sont des biens communs que nous sommes décidés à défendre face à tous les totalitarismes, aux discours haineux et aux tentatives de division et de stigmatisation.

Dans cet esprit et dans lunité, les organisations syndicales CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires appellent le monde du travail ainsi que tous les citoyennes et citoyens à se joindre à toutes les initiatives et manifestations organisées ce weekend partout en France dont la marche silencieuse à Paris ce dimanche 11 janvier à 15H00, Place de la République.

Fait à Paris, le 8 janvier 2015 

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Les salariés de Radio France veulent savoir où ils vont

13 Décembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Missions et moyens

Petit logo unsaIl faudra encore attendre le CCE extraordinaire du 20 janvier, soit près d’un an après la nomination du président de Radio France pour connaître les orientations stratégiques et « structurantes » inscrites dans le Contrat d’objectifs et de moyens de la mandature de Mathieu Gallet.

 

La révélation du déficit de Radio France ne pouvait surprendre que les esprits distraits. Nous n’avons eu de cesse de l’annoncer. Nous écrivions en octobre 2012 : « D’ici 2015, il aura fallu céder sur beaucoup de tableaux (…) Malgré tout, les comptes de Radio France seront mauvais faute d’un budget tenable. L’Etat nous demandera d’aller beaucoup plus loin encore. » (lire : Et maintenant ?) En juin 2014, nous faisions la « chronique d’un déficit programmé » (lire La restructuration de Radio France est en marche).

 

Nous sommes au pied du mur. L’Etat, c’est-à-dire la tutelle pour l’exécutif et les rapports parlementaires pour le législatif*, nous demande de faire avec moins. Quand il s’est agi de créer une 44ème radio locale à Radio France, nous étions bien seuls à dire que nous n’avions pas les moyens, parce que justement l’Etat ne les mettait pas.

 

Maintenant qu’il faut faire des choix, nous refusons que le prix à payer soit le développement à tout crin de ressources propres avec toutes les dérives déontologiques consubstantielles (annonceurs privés, locations d’espaces à n’importe qui, partenariats douteux…). Quant à d’autres perspectives qui consisteraient à cesser des activités ou à fermer une antenne, il devient urgent de rassurer tous les personnels du Mouv sur l’horizon qui est le leur, ainsi que les formations musicales de Radio France.

 

Le magazine Challenges a rapporté des propos qu’aurait tenus Mathieu Gallet à propos de la BBC et de son financement public trop important pour être un modèle. Il convient alors de citer la répartie prêtée à Winston Churchill à qui l’on demandait de diminuer le budget des arts pour soutenir l’effort de guerre : « Mais alors, pour quoi nous battons-nous ? »

 

Il est donc encore temps de réaffirmer quelle ambition doit être celle de Radio France dans son identité de radio publique dont l’excellence a été tant saluée. Si cela continue, notre production radiophonique et musicale deviendra exsangue et le combat sera perdu.

  

* Lire le rapport de Martine Martinel et le rapport de Jean-Pierre Leleux

 

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Lire aussi :

Radio France malade de la gestion

Et maintenant ?

La restructuration de Radio France est en marche

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L’Unsa ne signera pas le relevé de négociations … en l’état

1 Décembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Carrières

Petit logo unsaNous persistons dans notre souhait d’aboutir à un accord de substitution à la Convention collective, parce que c’est l’intérêt des salariés de Radio France de bénéficier de dispositions sociales actées par un texte légal.

La Convention devait cesser le 8 octobre 2012 dans les entreprises de l’audiovisuel public, mais seule l’Ina a signé un accord à cette date. Radio France a signé en octobre 2012 un accord de prorogation qui donnait un délai de 8 mois de négociation supplémentaires à l’issue des élections tout en maintenant les dispositions de la Convention. L’annulation des élections de 2013 et l’organisation de nouvelles élections en 2014 ont entrainé l’application de ce délai jusqu’au 25 décembre. Bref, pour Noël plus de Convention !

Nous courons aujourd’hui le risque de vivre le scenario qui s’est déroulé à France Télévisions il y a 2 ans. L’unanimité des syndicats de France Télévisions a signé un accord collectif en mai 2013 après 5 mois sans Convention. Les négociations avaient été arrêtées en décembre 2012 et cela avait engendré l’application de dispositions sociales unilatérales. L’accord avait fini par être ratifié après 2 nouveaux mois de négociations dans une atmosphère de chaos social. Evidemment, il n’est pas souhaitable de reproduire le même schéma à Radio France, d’autant que nous avons encore besoin d’un minimum de temps et de sérénité pour aboutir sur des thématiques importantes, comme le temps de travail. La direction serait de surcroit  portée à nous imposer une négociation séparée pour les musiciens et les CDDU.

Un nouvel accord de prorogation des dispositions de la convention jusqu’en août 2015 est conditionné par la signature d’un relevé de négociations sur le système salarial. Il s’agirait de valider le texte qui serait soumis à la relecture en toute fin de négociation. L’Unsa ne s’oppose pas à ce principe, encore faut-il que le texte soit acceptable. Or, il reste aujourd’hui deux points de blocage qui nous empêchent d’apposer notre signature :

  • Le nouveau système rend théoriquement possible une période de 15 années sans aucune mesure salariale individuelle. Précisons que le nombre de mesures est déterminé annuellement dans le cadre de la NAO. Seules des garanties prévues dans le système salarial permettent d’éviter de rester trop longtemps sans augmentation individuelle.
  • Les techniciens du son, chargés de réalisation, documentalistes et attachés de production auraient perdu la possibilité d’une évolution de carrière par un passage dans le groupe de classification supérieur.      

Alors que l’évolution de carrière continue d’exister pour d’autres métiers par le passage dans le groupe supérieur, l’Unsa ne peut accepter qu’elle disparaisse pour ces 4 métiers. Nous défendons la reconnaissance de la montée en compétence sur des critères objectifs et nous opposons à la reproduction d’un système qui ne récompense que l’ancienneté ou la tête du client, ou bien encourage le clientélisme : après la mise en place de la commission de suivi de carrières pour les journalistes, les syndicats boycottent une commission sans substance et engagent des échanges séparés dans les bureaux de directions, sans aucune transparence.

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Lire aussi :

La négociation du système salarial

Notre parti pris sur le déroulement de carrières

Les attentes exprimées par l'Unsa

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Des réponses à trouver suite à l’incendie

22 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit logo unsaDeux enquêtes sont en cours. Elles sont indépendantes. L’une a été diligentée par Mathieu Gallet et été confiée à Annick Lecomte, déléguée à l’audit interne. La seconde est menée par une commission d’enquête des élus du CHSCT. Nous serons amenés à veiller à ce que les recommandations issues de ces enquêtes soient prises en compte.

 

Voici les points sur lesquels nous voulons insister :

 

1) Une évacuation sans alarme

Il convient de distinguer deux temps :

- L’évacuation partielle de la zone D à F. Normalement, aucun salarié n’aurait dû conserver son poste de travail dans la zone de chantier. L’absence de détection incendie au 8eme étage correspond à un usage dans le périmètre d’un chantier de curage et de désamiantage. Le choix a été fait pour ce secteur d’une évacuation par les pompiers et sans déclenchement de l’alarme. Des salariés ont été oubliés.

- Le défaut de détection incendie a retardé d’environ 15 mn l’alerte des pompiers. Il faut ajouter la perte de précieuses minutes liée à la rupture de la colonne sèche D. Le feu aurait dû être circonscrit plus tôt. En conséquence, à un moment donné, la consigne aurait dû être donnée de déclencher l’alarme dans tous les secteurs de la Maison de la Radio. Cela aurait évité la confusion avec une évacuation générale procédée par la Bac (Brigade anti-criminalité) et les pompiers de Paris, parfois le visage recouvert de suie.

 

2) L’isolation du chantier

Il reste totalement incompréhensible que le chantier, potentiellement à risques, n’ait pas été isolé des autres zones dans la grande couronne entre B et F. Facteur aggravant, les secteurs concernés sont censés répondre aux normes IGH (Immeuble grande hauteur) qui obligent à respecter leur compartimentage.

 

3) La continuité d’antenne

En 2011, une panne électrique liée au chantier du parking avait provoqué une rupture d’antenne. Un protocole avait donc été revu ensuite pour assurer la continuité d’antenne. Si l’incendie n’a pas suscité une rupture d’antenne, un programme de secours a été lancé. L’erreur a été de ne pas appliquer immédiatement la procédure qui consistait à émettre de Mangin.

 

4) La communication de la direction

La communication a été désastreuse. L’imminence du passage de la commission de sécurité de la Préfecture de police pour valider la réouverture au public a probablement influencé la direction. Bilan, le post-traumatisme des salariés a été amplifié. Comment se sentir en confiance et en sécurité avec un tel déni de la réalité ?

 

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Lire aussi :

Chronique d'une catastrophe évitée

Le torchon brûle à Radio France

Une Réhabilitation irresponsable

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Négociation du système salarial

22 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Carrières

Petit logo unsaLes dernières propositions de la direction garantissent enfin un potentiel de 5 promotions dans une carrière. Il ne reste plus que 8 groupes de classification, puisque le groupe 1 ne compte plus d’emplois. Dans chaque groupe, il existe une progression de A à D, puis S1 dans le groupe supérieur et S2 dans le suivant. Par exemple, on peut occuper un emploi dans le groupe 2, passer de 2D en 3S1, puis de 3S1 en 4S2. La première promotion, le passage de A à B, est garantie dans les 4 premières années d’ancienneté. L’idée est de retrouver une progression en début de carrière comme le permet aujourd’hui les automatismes N1, N2 et N3. Il s’agit d’une confirmation dans l’emploi qui risque en fait d’arriver avant même l’intégration en CDI. L’évolution de carrière passerait ensuite par un passage en C, D, S1 et S2, et serait ponctuée de mesures salariales à 4,5% (les avancements de la convention actuelle). Pour les passages en S1 et en S2, la promotion serait de 6%, mais passerait à 7,5% jusqu’à D. Nous relevons de réelles avancées :

-       les mesures salariales sont passées de 3% à 4,5%

-       les promotions sont passées de 6% à 7,5% jusqu’à D, voire 9% de A à B pour les salariés qui n’auraient pas déjà bénéficié d’une mesure salariale.

-       La grille salariale a plus de profondeur avec l’ajout des S1 et S2.

L’ancienneté n’est plus rémunérée sur la base d’automatismes (ancienneté dans les échelons) mais par une augmentation de la prime d’ancienneté, liée à l’ancienneté à Radio France. Elle serait de 1% jusqu’à 20 ans d’ancienneté, puis de 0,5% au-delà de 20 ans. La perte des automatismes ne serait pas intégralement compensée, mais il faut noter un effort sur les plus bas salaires, puisque la prime d’ancienneté se calculerait sur le salaire d’entrée en 5C et non sur le A de son groupe de classification, elle est donc plus avantageuse pour les personnels dans les emplois des 5 premiers groupes.

Il reste la question des métiers exercés sur plusieurs groupes de classification, on en compte 11 qui touchent environ la moitié des effectifs PTA. L’Unsa a toujours défendu cette possibilité pour l’ensemble des salariés de pouvoir évoluer dans leurs carrières en ayant la possibilité d’intégrer un emploi dans le groupe de classification supérieur.

Le 25 novembre, nous négocierons sur 5 métiers : Technicien du son, Administrateur systèmes-réseaux-applications, Chargé de réalisation, Documentaliste et Attaché de production. Il n’est évidemment pas concevable que l’on supprime pour ces métiers la possibilité d’une évolution dans le groupe de classification supérieur.

Nous nous battrons également pour que la commission chargée du suivi des carrières (celle qui doit se substituer aux CPS) garde tout son sens et permette de défendre les salariés qui auraient été oubliés de leur hiérarchie.

Il nous faudra obtenir avant le 24 décembre la prorogation de l’actuelle convention. Le dernier accord de prorogation prévoit dans son article 1 un délai de 8 mois entre la reprise de la négociation et son achèvement, et donc une prorogation de la convention de 8 mois. En décembre, sans nouvel accord de prorogation, les personnels ne seraient plus couverts par la convention collective. Nous continuerions la négociation dans les pires conditions, avec l’application de mesures unilatérales certainement en deçà des conditions salariales qui pourraient figurer dans un accord. Cette prorogation nous permettra de négocier donc plus sereinement sur toutes les thématiques. Rien ne nous empêchera de revenir sur un point de blocage jusqu’au dernier moment, le 13 mai si le calendrier proposé est confirmé. Il est bien évident que nous ne signerons pas d’accord d’étape. L’ensemble du texte sera négocié jusqu’à la dernière heure.

 

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Lire aussi :

Notre parti pris sur le déroulement de carrière

Les attentes exprimées par l'Unsa

Et si l'on donnait du crédit aux compétences des personnels de Radio France

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Chronique d'une catastrophe évitée

15 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

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Le 31 octobre l'incendie qui s'est déclenché au 8ème étage entre les portes E et F a été révélateur de graves dysfonctionnements qui auraient pu avoir des conséquences catastrophiques.

Un chantier qui n'est pas isolé du secteur occupé par les salarié-es de Radio France.

 

La zone chantier ne dispose d'aucune détection incendie. Le signalement d'un incendie ne peut se faire que s'il est vu. C’est ainsi que celui-ci a été signalé au PC Sécurité Incendie par des personnes extérieures, au moins un quart d’heure après son déclenchement. Si le feu avait pris la nuit, cela aurait pu prendre plus de temps encore. Même si la loi ne l’oblige pas, pourquoi la direction n'a-t-elle pas imposé un dispositif de détection, alors que l’activité se poursuit au sein de la Maison de la Radio ?

Contrairement à ce qui a été communiqué tout au long de la journée, cette zone était aussi occupée par des salarié-es de Radio France , la discothèque au 7ème étage, le service acheminement au rez-de-chaussée, les studios 101, 114 à 120 (studios moyens). Mais peut-être la direction de Radio France ne souhaitait-elle pas qu'on sache qu'elle avait sciemment laissé des salarié-es dans cette zone chantier malgré les alertes du CHSCT, les droits de retraits des salarié-es, le courrier de l'inspecteur du travail...

Contrairement à la réglementation aucune cloison « coupe-feu 2 heures » n'existe entre le chantier et la partie occupée par les salarié-es. Les cloisons de plâtre qui ont été posées ne montent pas jusqu'au plafond, les portes sont en contreplaqué et elles étaient ouvertes la plupart du temps. Dans ces conditions le feu aurait pu s'étendre au-delà de la zone chantier et provoquer une catastrophe.

 

Evacuation, la grande confusion

Les différentes enquêtes en cours permettront d'apporter des réponses aux questions des salarié-es, néanmoins, certains faits sont, d’ores et déjà, alarmants.

Considérant le chantier clos et indépendant, la direction a pris la décision de ne pas évacuer les salarié-es présent-es dans le bâtiment. Elle a décidé de n'évacuer que les salarié-es anormalement localisé-es au milieu du chantier. Mais elle a « oublié » de signaler aux pompiers de Radio France que des salarié-es travaillaient dans les studios moyens ! Ils n'ont donc pas été évacués !

Les salarié-es qui ont appris l'incendie par Twitter, les médias ou qui ont vu la fumée par les fenêtres, n'ont, pour la plupart, eu aucune information de leur hiérarchie. Ils ont été livré-es à eux-mêmes, ou soumis à des consignes contradictoires. Des pompiers de Paris et des policiers demandaient l'évacuation dans certains secteurs. Les directions des chaînes, sans consignes, ont décidé, de leur propre chef, parfois dans la confusion, d'évacuer et d'interrompre les programmes.

Après un long silence un « Texto » officiel a été publié vendredi à 15h09. Il se félicitait de la fin de l'incendie et affirmait « l’ensemble du bâtiment a instantanément été évacué » !

 

Communication déplacée ou propagande ?

Comment peut-on se féliciter d'une évacuation qu'on n'a pas organisée et quand on sait déjà que les salarié-es l’ont vécue d’une toute autre façon ? Comment peut-on affirmer qu'aucun-e salarié-es de Radio France ne travaillait dans cette zone chantier ou au 8ème étage ? L'opération de propagande menée par la direction de Radio France sur cet incendie est indigne d'une direction d'entreprise de média et a profondément choqué l'ensemble des salarié-es présent-es le 31 octobre. Elle n’est visiblement pas terminée puisque le mercredi 6 novembre, la Directrice Générale, interrogée sur France Inter dans la chronique du Médiateur, prétendait encore que le feu s’était déclenché « dans un endroit assez éloigné des espaces où sont installés les collaborateurs de Radio France ».

 

Pourquoi en est-on arrivé là ?

Cette journée du 31 octobre et ce qu'elle a révélé est l'aboutissement d'une dégradation de la situation qui avait déjà suscité de nombreuses alertes et mises en garde de la part des salarié-es, des instances et des organisations syndicales de Radio France. Depuis plusieurs années, le chantier, coûteux et partiellement financé par l’Etat, a pris le pas sur l'activité de l'entreprise. Nous assistons à une recherche frénétique d’économies de la part d’une direction qui n'est plus préoccupée que par le coût exorbitant du chantier et le souci d'aménager le fonctionnement de l'entreprise en fonction du chantier de réhabilitation. On en voit aujourd’hui le résultat.

 Paris, le 13 novembre 2014

 

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