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Unsa Radio France
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Le torchon brûle à Radio France

10 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit-logo-unsa-copie-1L’incendie du 31 octobre a révélé la faiblesse du circuit de décision à Radio France. Les directions de chaines ont été amenées à évacuer leurs personnels et à interrompre la diffusion de leur propre initiative. Ce dysfonctionnement majeur montre à quel point la direction de Radio France s’est déconnectée de nos activités. 

Les salariés de cette Maison baignent dans un climat plus qu’anxiogène :

  • Pour la 1ère année, Radio France va afficher un déficit.
  • Un rapport parlementaire assez sévère précède la très prochaine publication du rapport de la Cour des comptes.  
  • L’audit sur les modes de production inspirera sans doute certaines réorganisations.
  •  La Réhabilitation complique toujours davantage notre travail et Radio France s’impose d’autres contraintes liées à la mise à disposition d’espaces pour aller chercher des ressources propres.
  •  Nous n’avons toujours pas de certitudes sur l’issue de la négociation du Nouvel accord collectif.

Il est donc plus que temps de recréer du lien avec l’ensemble des équipes qui se démènent tous les jours pour assurer production et autres prestations dans des conditions souvent limites.

Le premier signe indispensable que la direction doit envoyer aux salariés consiste à les assurer d’espaces de travail redevenus opérationnels.

Parmi les mesures qui pourraient être prises dans la journée, la salle du 22ème étage de la tour doit être convertie provisoirement en espaces de travail.

Il est plus qu’urgent de prendre les mesures qui s’imposent pour pouvoir exploiter enfin les 5ème et 6ème étage de la petite couronne. En attendant, il est nécessaire de louer d’autres espaces.

 

Il est temps de mettre fin à l’empirisme et à l’improvisation !

 

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Lire aussi :

La restructuration de Radio France est en marche

Radio France malade de la gestion

Une réhabilitation irresponsable

 

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Une Réhabilitation irresponsable

1 Octobre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit logo unsaLe chantier de l’avant-dernière phase de travaux a commencé au mois de juillet avant même que beaucoup de services soient relocalisés. Cela marque une rupture avec la règle élémentaire d’un chantier clos et indépendant. C’est ainsi que beaucoup de salariés ont été exposés à la poussière et à des nuisances sonores insupportables. De plus, il est incroyable qu’un chantier de désamiantage ait été lancé cet été, avec bien sûr la validation de l’inspection du travail, sans que l’information soit donnée au CHSCT, encore moins aux personnels.

Mais qui donc attend que nos collègues souffrent pour envisager leur relocalisation en urgence ?

Il y a une semaine, alerté par des salariés, le CHSCT usait de son droit d'alerte sur les 5ème et 6ème étages de la petite couronne. Après enquête, la direction générale a décidé de fermer ces locaux jusqu'à nouvel ordre pour protéger le personnel. Des mesures sont en cour sur les débits d'air et sur les

composés organiques volatils pour déterminer quels studios et cabines de montage peuvent être occupés sans menacer la santé. Pourtant, le problème est parfaitement identifié : le système de renouvellement d’air a été sous-dimensionné. Les normes IGH (Immeubles grande hauteur) empêche l’ouverture de fenêtres dans la petite couronne, parce qu’elle est accolée à la tour. Le renouvellement d’air doit donc être suffisant. Une seule mesure s’impose : revoir le traitement d’air de la petite couronne.

 Le 30 septembre, c'est au tour des salariés de la discothèque d'user de leur droit de retrait. Le service devrait être finalement relocalisé au 3ème étage à la place de la DNM, direction relocalisée dans la tour dont on accentuerait encore la densité d’espaces de travail !

 Soulignons également le cas des salariés de la Direction des affaires internationales dispensés d’activité professionnelle du jour au lendemain pour des questions sanitaires, alors que leur relocalisation avait été malencontreusement prévue dans des espaces déjà occupés par l’Orchestre français des jeunes

Les salariés du service acheminement ne pourront déménager qu’après la suppression de la médiathèque du personnel. Aucune piste n’a été étudiée pour la relocalisation de celle-ci.

L’Unsa a pourtant suggéré dès le 6 avril de la relocaliser provisoirement dans l’espace prévu pour la mise en concession d’une librairie dans l’agora, au moins le temps des travaux.

 Cette nouvelle phase de travaux met aussi en péril la production radiophonique. Une gestion de l'éditorial par le bâtiment est le signe d’une entreprise qui marche sur la tête. Outre la carence de cabines de montage, l’insuffisance de studios pour pallier la fermeture des studios moyens est plus qu’alarmante. Alors même que six nouveaux réalisateurs de fiction ont été recrutés, nous n’avons pas de perspectives rassurantes sur les lieux prévus pour l’enregistrement de fictions.

Le potentiel réduit de locaux techniques va élargir de façon importante les amplitudes horaires de planification avec des conséquences non négligeables sur les tableaux de service.

Ce chantier de Réhabilitation pose enfin la question des surcoûts liés aux nombreux aléas. Quel est le budget supplémentaire lié au chantier de désamiantage ? Jusqu’où la Réhabilitation pèsera sur le budget de fonctionnement de Radio France ?

 Le directeur de la Réhabilitation nous accable régulièrement de ses paraboles maritimes pour décrire la Maison ronde, nous lui soumettons cette allégorie : il serait temps de nous assurer que sa direction est en tête de train et pas au milieu des wagons.

 

 

A quand un début de maitrise de ce chantier afin qu’il cesse de compromettre :

la santé des personnels, la production radiophonique et les finances de Radio France ?

 

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Négociation : notre parti pris sur le déroulement de carrière

12 Septembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Carrières

Petit logo unsaLe parti pris de l’Unsa à la négociation du nouvel accord collectif (Nac) repose sur deux enjeux :

Assurer une évolution salariale à l’échelle d’une carrière

Assurer une évolution de carrière avec la reconnaissance de la montée en compétences et l’exercice de fonctions dans son métier, indépendamment des questions d’effectifs.

 

Pour une évolution salariale :

Nous devons bien entendu tirer les conséquences de la mise en place d’un nouveau système salarial. Les employeurs de l’audiovisuel public l’ont souhaité en faisant tomber l’actuelle convention collective. Le but, imposé par la tutelle, était d’agir sur l’évolution de la masse salariale.

La fin des automatismes, comme le blocage du point d’indice, a été actée à l’Ina et France Télévisions. Nous en tirons la conclusion que nous devons la compenser par l’augmentation significative de la prime d’ancienneté. Pour rappel, notre proposition est de la porter à 1% par année d’ancienneté jusqu’à 20 ans d’ancienneté, puis 0,8% par an au-delà des 20 ans. Par exemple : un salarié qui compte 19 ans d’ancienneté à Radio France aurait une prime d’ancienneté à hauteur de 19% de son salaire de qualification (réévalué après intégration des primes actuelles).

Quant à la progression salariale liée à l’évolution de carrière, deux types d’augmentation sont repris : la mesure salariale (l’avancement actuel) et la promotion. Dans le texte mis sur la table par la direction, la mesure salariale est de 3% et la promotion de 5%. Nous avons demandé de les porter à 4% et 8%. Quelle que soit l’issue de la négociation sur ces chiffres, la promotion sera toujours plus favorable qu’une mesure salariale. Nous défendons donc un système salarial qui offre un nombre de promotions le plus important possible :

Si un métier peut s’exercer sur deux niveaux (deux groupes de qualification), l’évolution salariale sera bien plus importante. Ainsi, un salarié positionné en groupe 5 pourrait bénéficier dans sa carrière de :

3 promotions dans le groupe 5, 1 promotion du groupe 5 au groupe 6, 3 promotions dans le groupe 6, soient potentiellement 7 promotions dans sa carrière.

Positionné dans le seul groupe 5, seules trois promotions seraient possibles à l’échelle d’une carrière. Bien évidemment, nous continuons à revendiquer ce déroulé de carrière pour tous les métiers.

 

Pour une évolution de carrière :

Le but est bien sûr de progresser dans sa carrière par la reconnaissance de compétences acquises. Ces compétences, l’Unsa n’a de cesse de demander leur objectivation dans la nomenclature des métiers. Cela serait la meilleure façon de faire reconnaître l’éligibilité dans le groupe de qualification supérieur de salariés parfois oubliés par leur propre hiérarchie.

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La restructuration de Radio France est en marche

30 Juin 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Missions et moyens

 

Petit logo unsaToutes les conditions sont réunies pour que les comptes financiers de Radio France ne soient plus équilibrés. Les grilles de rentrée feront les frais d’une réduction de 7,5% de budget et cela touchera principalement les précaires.

Avec environ 10% de ressources en moins, des réformes structurelles dommageables pour l’accomplissement de nos missions sont en perspective, avec notamment la réalisation prochaine d’un audit des modes de production. Chronique d’un déficit programmé :

 

 

Redressement des comptes publics

A chaque début de mandature de son président, Radio France négocie un Com (Contrat d’objectifs et de moyens) pour 5 ans, la durée du mandat. Problème : les engagements pluriannuels de financement ne sont pas respectés. Ainsi, la dotation publique pour 2014 est inférieure de 45 millions d’euros par rapport à la trajectoire inscrite dans le Com 2010-2014. Radio France doit également supporter les coûts de diffusion des programmes France Inter et France Culture en Outre-mer jusque-là assumés par France Télévisions, estimés à 2,4 millions d'euros. La seule perspective offerte à l’entreprise, outre un plan d’économies, consiste à développer ses ressources propres à l’instar d’autres institutions culturelles.

On ne répètera jamais assez à quels nouveaux dangers nous expose cette orientation :

 

-       Une dépendance envers des activités purement commerciales avec la pression de réaliser au moins autant que l’année précédente malgré une concurrence assez agressive. La perte au 1er juillet du contrat détenu depuis une vingtaine d’années pour les programmes de 107.7 avec Sanef en est une illustration.

 

-       Des locations d’espaces au détriment de nos activités et nos missions. Dernier exemple, la location du niveau 0 du parking le 8 juillet pour un défilé de mode empêche l’accès au local motos pour un départ en reportage et oblige le déplacement des cars régies à l’extérieur.

 

-       Des dérives déontologiques et éthiques. Par exemple, l’existence d’une charte éthique au Louvre n’a pas empêché quelques égarements comme des tractations assez poussées avec le régime de Bachar El Assad pour conclure un accord avec le Musée national de Damas ou encore la location pour un million d’euros d’un espace du musée parisien à un mécène coréen aujourd’hui recherché par toutes les polices. 

 

 

Chantier de la Réhabilitation

La Réhabilitation de  la Maison de la Radio souffre d’un péché originel. Il s’agissait il y a plus de 10 ans de répondre à une injonction de la Préfecture de Police sur la mise en conformité du bâtiment avec les normes de sécurité. On a alors conçu un projet architectural avec comme principe la percée d’une artère centrale pour innerver la Maison de son public. Paradoxalement, un tel projet compromet la sécurité d’un bâtiment sensible dans le contexte d’un plan Vigipirate qui varie du rouge à l’écarlate.

Surtout, les charges liées à la cette Réhabilitation nécessiteraient le déclenchement d’un plan d’alerte sur l’insécurité économique et sociale : en euros courants, le coût final estimé du chantier se porte aujourd’hui à 430 millions d’euros d’investissement, soit un dépassement de 85 millions par rapport au montant prévu dans le Com, auxquels il faut ajouter un dépassement de 22,5 millions d’euros de charges de fonctionnement liées au chantier.

 

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Négociation du Nouvel accord collectif : les attentes exprimées par l’Unsa

10 Juin 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Carrières

Petit logo unsaL’Unsa a fait son entrée en mars 2014 dans une négociation lancée 4 années plus tôt. Nous pouvons faire un premier bilan après trois mois de participation.

 

  • Il reste encore du chemin à parcourir sur les perspectives d’évolution de carrière. Même si des avancées vont dans le sens de certaines de nos revendications : reconnaissance du chef d’équipe technique, évolution possible dans les métiers de la production (Chargés de réalisation, attachés de production, documentalistes), nous souhaitons des garanties sur l’accès en interne dans le groupe de qualification supérieur et nous attendons toujours des perspectives d’évolution pour l’ensemble des métiers.
  • La proposition d’une filière projets ne nous convainc pas du tout. Cette filière nous paraît bien artificielle. Le métier de chef de projet a des contours précis et ne saurait recouvrir une définition aussi floue que celle de chargé de mission aujourd’hui.

 

A partir du 12 juin, nous entrons au cœur de la négociation avec les discussions sur le nouveau système salarial. Ce sera l’occasion de discuter des évolutions de carrière pour l’ensemble des personnels techniques et administratifs, et du positionnement des cadres, qu’ils soient de spécialité ou de la filière management.

En 2015, notre système salarial aura changé et risque de donner lieu à beaucoup de litiges au moment de la transposition des situations individuelles d’un système à l’autre. Pour bien donner une idée des enjeux, on peut faire référence au passage à l’euro : les consommateurs se sont sentis parfois lésés face aux prix pratiqués après la conversion. Le pire serait qu’avec le nouveau système, certains aient l’impression de passer à l’escudo alors que certains de leurs collègues auraient bénéficié du deutschemark.

 

 

C’est aujourd’hui les deux enjeux majeurs sur lesquels nous devons porter toute notre attention et notre énergie :

  • La perspective d’une évolution de carrière avec une réelle prise en compte des niveaux de compétence acquis dans la pratique de son métier à Radio France.
  • L’équité lors de la transposition des situations individuelles dans le nouveau système salarial.

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Et maintenant les salariés de Radio France seraient privés de leur médiathèque…

7 Avril 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #CE et CI

Petit logo unsaLa direction de Radio France a passé en revue les mètres carrés disponibles pour les relocalisations nécessaires aux deux prochaines phases de travaux :

« C’est quoi là ?

- La médiathèque du personnel.

- C’est obligatoire.

- Elle a toujours été à la Maison de la Radio. Et puis, l’employeur ne peut pas remettre en cause une œuvre sociale et culturelle.

- C’est très bien, mais on n’a plus de place, faut la supprimer. »

 

La problématique des relocalisations pour la période 2014-2017

Il est vrai que les deux dernières phases de travaux entrainent une perte d’espaces de travail nettement supérieure à ce que nous avons connu jusqu’à présent. Mais cet élément était connu depuis le début du projet de la réhabilitation. La politique du fait accompli conduit à l’expulsion de la médiathèque et ses trois salariées à une échéance de deux mois ! De surcroît rien n’est envisagé pour son retour à l’issue des travaux.

 

Le projet stratégique de Radio France

Radio France, comme d’autres institutions culturelles ou médiatiques, cherche à diversifier ses activités dans la perspectives de nouvelles recettes lui permettant de développer ses ressources propres. Cela s’appuie sur un double contexte :

-       Le désengagement de l’Etat dans l’audiovisuel public

-       De nouveaux usages de la radio à l’heure du web et des réseaux sociaux.

Ainsi, l’ouverture au public de la Maison de la Radio est donc devenue le nouveau credo. Les personnels seraient donc priés de sortir de la culture de l’entre-soi, de s’ouvrir au monde, de communiquer avec les auditeurs grace aux réseaux sociaux,  mieux encore : les rencontrer sur place. La Maison de la Radio est un mythe monétisable, pourquoi pas un Radioland avec restaurants, librairie, etc. ?

 

Et les personnels dans tout ça ?

Les personnels ont-ils réellement besoin de s’ouvrir au monde ? La réponse est évidemment oui. Et pour cela, quoi de mieux qu’une médiathèque ?

 

 

L’Unsa demande une priorité au maintien de la médiathèque avant tout projet de concession à une éventuelle librairie. L’ouverture au public ne saurait remettre en cause un service qui touche 2400 utilisateurs et mettre en question les trois emplois qui y sont attachés.


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Et si l’on donnait du crédit aux compétences des personnels de Radio France

24 Mars 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Carrières

Petit logo unsaC’est la dernière en date : sur les offres d’emplois du site profilculture.com l’annonce d’un emploi de régisseur général des grandes salles et des studios publics de Radio France a été mise en ligne le 12 mars avec un caractère d’urgence. Pourtant, le poste n’a pas été mis en consultation. C’est bien le peu de cas fait à l’évolution des carrières, aux compétences et aux appétences en interne.

Alors que les négociations du Nouvel accord collectif reprennent ce 25 mars sur les métiers, l’Unsa n’aura de cesse d’insister sur les nécessaires perspectives d’évolution de carrière. Il n’est pas possible selon nous de commencer sa carrière dans un groupe de classification sans la perspective d’en sortir. Nous souhaitons également que soit pris en compte lors de la prise de fonction sur un poste le niveau de diplôme et/ou l’expérience professionnelle. Cela doit être le cas à l’embauche ou suite à une mobilité.

La mobilité choisie et l’évolution de carrière doivent être des priorités. Le projet stratégique de Radio France consiste notamment à ouvrir la Maison au public et à poursuivre le développement du multimedia. Cela s’accompagne de nouveaux besoins. Il suffit d’ouvrir les yeux pour se rendre compte que le personnel en place a tout le potentiel pour les combler.

Il est également temps de dégripper la machine à intégrer les salariés en CDD depuis des années. Voir des postes CDI proposés sur le marché quand on entend à longueur d’année qu’il n’est pas possible de viabiliser d’autres postes absolument cruciaux pour le fonctionnement de la radio nous laisse perplexes.

Nous voulons croire que désormais tout poste sera mis en consultation en interne et satisfait par les impétrants. Et par un cercle vertueux, cela génèrera l’embauche d’un CDD sur le poste laissé vacant.

Radio France veut s’adapter aux évolutions. Si son personnel n’est pas dans la boucle, les conséquences sociales seront importantes dans un contexte où la tutelle réclame une réduction de la masse salariale. 

 

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Lire aussi :

Lettre ouverte du 28 mars 2012 (documentalistes)

Billet du 4 avril 2012 (documentalistes)

Billet du 10 avril 2012 (documentalistes)

Lettre ouverte du 4 avril 2012 (attachés de production) 1/2

Lettre ouverte du 4 avril 2012 (attachés de production) 2/2


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Le sens de notre travail à Radio France

29 Janvier 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Missions et moyens

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Dans chaque fonction, les salariés sont soumis à des pertes de sens par rapport à leur travail.

 

 

Les tours de vis budgétaires successifs aggravent la situation. Nos rémunérations et nos conditions de travail se dégradent :

Ø  La pression sur le personnel précaire est de plus en plus forte.

Ø  Obtenons l’application de la règle la plus élémentaire : tout travail mérite salaire, qu’il s’agisse des heures supplémentaires, des heures majorées ou des astreintes.

Ø  Nos espaces de travail sont censés répondre à des normes. Souvent notre travail ne se fait plus dans les conditions requises (Open spaces ou bureaux étriqués, travail au casque…). Le nombre de déménagements n’arrange rien.

Ø  Missions et opérations extérieures sont de plus en plus difficiles à monter dans des conditions normales.

 

 

La stratégie numérique manque de lisibilité :

Ø  Les applications de Radio France sont très décriées sur les plateformes.

Ø  Les podcasts fonctionnent souvent très mal.

Ø  Sur les sites : la navigation est malaisée, la publicité est indigne de la radio publique, il manque un moteur de recherche à la hauteur.

 

 

Les luttes de pouvoir sont toujours un frein à l’exercice de notre mission :

Ø  Les réorganisations s’accompagnent toujours de gesticulations pour le contrôle de pré-carrés.

Ø  Qui n’a pas subi ordre, contre-ordre et retour à la case départ ?

 

 

A l’Unsa, nous dénonçons toute perte de sens. Nous défendons notre identité : la radio publique et ses formations musicales.

Nos délégués du personnel, nos élus au CE et au CHSCT mèneront la bataille.

 

Les 11 et 12 février, chaque voix compte.

Votons "liste d’alliance CGC-UNSA"

 

 

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De quoi la précarité est-elle le nom ?

20 Décembre 2013 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Précarité

Petit logo unsaIls sont journalistes, producteurs, animateurs, collaborateurs spécialisés, attachés de production, cuisiniers… Ils ont pour statuts : pigistes, CDD, CDDU (cachetiers), intérimaires, stagiaires… Ils ont en commun un avenir toujours incertain, la flexibilité des horaires, le chemin de croix pour accéder à un crédit ou simplement à un logement.

 

Pour les plus anciens, c’est toujours la possibilité d’être congédié après 10, 15, parfois même 35 ans de bons et loyaux services.

 

 

Pour les plus jeunes, la précarité est un mode de gestion qui se veut :

-      pratique pour la gestion des absences

-      économique pour masquer des emplois pérennes qui supposent que l’on rémunère l’ancienneté.

 

Il existe également l’argument fallacieux qui consiste à faire du cumul de dizaines de contrats une période formatrice, d’intégration dans l’entreprise.

 

 

Radio France bafoue le droit du travail. L'article L1242-1 du code du travail précise qu'un contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet, ni pour effet de pouvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. La succession de CDD ou de recours à l’intérim sur un emploi vacant est illégale.

 

 

Il faut abolir ce sytème. Le motif de remplacement, parfois arrangé, ne justifie pas l’exploitation d’une main d’œuvre contrainte à courber l’échine. Les salariés formés et reconnus ont vocation à être intégrés plutôt que laisser la place aux bataillons qui frappent à la porte de l’entreprise. Pourquoi tenir un stand au Salon de l’étudiant sur les métiers de Radio France, lorsque l’entreprise ne sait pas intégrer le personnel qui travaille pour elle depuis des années ?

 

Non, la titularisation n’engendre pas aigris et fainéants. C’est une question d’équité et d’éthique. Un salarié a vocation à occuper un poste en CDI dans les meilleurs délais, la règle selon le Code du travail. Nous devons tous le revendiquer.

 

Halte à la précarité

 

Voir aussi :

Insoutenable précarité

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Evolution du service Accueil Sécurité

20 Décembre 2013 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit logo unsaLes agents d’accueil et de sécurité ne se sentent toujours pas reconnus pour leur dévouement sans faille et leurs compétences.

Et pour cause :

- ils ont tant de mal à obtenir ne serait-ce qu’une tenue vestimentaire à la hauteur,

- leur positionnement dans les grilles de salaires est le plus bas de l’entreprise avec les nouveaux prélèvements supportés par les salariés de Radio France : l’abonnement au parking et maintenant la prévoyance obligatoire.

 

Il serait fallacieux d’affirmer qu’ils sont hostiles à une évolution de leurs moyens pour assurer leurs missions d’autant que le plan Vigipirate n’est jamais levé.

Portiques de sécurité et vidéosurveillance, utilisée dans un cadre très strict, sont des évolutions normales pour la gestion des accès dans un site aussi sensible que Radio France.

 

Il n’en demeure pas moins que les agents en poste auront toujours à prendre en charge beaucoup de personnels au cachet d’une journée, de visiteurs et d’invités, ainsi que de plus en plus de badauds avec l’ouverture de la Maison au public. Aujourd’hui c’est Momo le SDF qui vient régulièrement après avoir été la vedette d’un reportage il y a trois ans, demain la Maison sera un vrai centre d’attraction. Bref, la présence minimale de deux agents à chaque porte restera indispensable.

 

 

La vidéosurveillance ne pourra se mettre en place qu’avec une charte où il sera consigné un principe fondamental : l’agent ne pourra pas apparaître dans le champ de la captation. Un agent n’a pas vocation à être la vedette d’une téléréalité !

 

Pour des raisons de sûreté, l’accès au parking doit continuer à être géré en interne.

 

 

Rappelons ici les quelques attentes que nous avions déjà soulevées :

 

-       Information : mise à disposition du service de la liste complète des personnes attendues dans la journée.

-       Considération : rappel à l’ensemble du personnel de la difficulté de leur mission et du respect qui est dû aux agents d’accueil et de sécurité qui œuvrent pour la sérénité de tous.

-       Reconnaissance : revalorisation salariale et accès gratuit au parking.

 

 

 

Le service accueil et sécurité ne peut pas se moderniser à n’importe quel prix.  

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