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Unsa Radio France

Articles avec #conditions de travail tag

Mal-être et souffrance à Radio France

7 Janvier 2016 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Plusieurs causes, même effet : le travail peut altérer la santé. Cela se traduit parfois par un burn-out (épuisement professionnel), parfois par un état dépressif dont il faut beaucoup de temps pour se relever, avec souvent pour incidence une dépendance aux psychotropes ou l’engrenage d’addictions comme l’alcool ou autres. Presque toujours arrive la sensation d’une boule au ventre en allant au boulot.

Harcèlement moral ou sexuel, autoritarisme, injonctions paradoxales, management défaillant, discrimination, déclassement, mise à l’écart des décisions, infantilisation, placardisation, perte de sens, absence de visibilité sur les réorganisations à venir, open space, surcharge de travail, pression de l’urgence, accident du travail, renouvellement d’air insuffisant, nuisances sonores, horaires atypiques, précarité, plusieurs facteurs se cumulent.

Des secteurs de Radio France identifiés

Alors que le personnel de la Direction de l’Etablissement panse les plaies d’une période de management brutal, il existe aujourd’hui des points sensibles qui perdurent : Mouv, France Bleu 107.1, Communication de France Info, Prévisions d’actualité, Direction des Moyens techniques, région Grand Centre…

Ne pas tomber dans l’isolement

Une situation d’isolement ne fait qu’aggraver le mal-être, l’hyperstress. Il est primordial d’alerter son médecin traitant, la médecine du travail et un représentant du personnel. Les salariés victimes ont trop souvent tendance à culpabiliser. Nous recueillons malheureusement beaucoup de témoignages qui attestent de telles situations de souffrance.

Nous alertons solennellement la DRH sur la nécessité de faire cesser des pratiques de management : intimidations, brimades en réunion, propos déplacés, manque de considération et irrespect pour les collaborateurs… Le budget de formations management est conséquent, mais la prise en charge de certains managers dans le cadre d’une action de formation n’est d’aucune efficacité. A un moment donné, il faut savoir tirer des conséquences radicales à partir de comportements notoirement nuisibles pour la santé des salariés et contre-productifs pour les directions concernées et donc pour l’entreprise.

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Quand on n'a plus de cantine

22 Décembre 2015 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Samedi 19 décembre, l'Orchestre Philharmonique, le Chœur et la Maitrise de Radio France donnaient à l'auditorium le concert dit "de Noel". Ce concert faisant l'objet d'une captation télévisuelle, le planning de travail était le suivant : répétition raccord de 18h à 19h et concert à 20h. La répétition s'est terminée vers 18h40, et à ce moment, chacun a eu la nécessité de s'alimenter. Or il a été fait le constat que la cantine était fermée. Ceci appelle plusieurs observations :

  • Pour le moins l'information de la fermeture de la cantine n'a pas été portée à la connaissance des musiciens. Seul un Texto du 16 décembre, mode de communication auquel les musiciens n’ont pas accès, a signalé la fermeture de la restauration d’entreprise pour s’adapter à la modification de la fréquentation (sic)
  • Avant de faire un concert, les artistes ont le besoin de prendre une alimentation pour un apport en énergie indispensable, afin de permettre de produire un spectacle de qualité
  • L'ensemble du personnel qui travaille le week-end dans cette Maison n'a plus droit au même traitement que les salariés qui y travaillent la semaine.

Le 19 décembre dernier, c'est environ 150 personnes qui devaient sortir afin de s'alimenter, en une heure de temps, pas davantage. Rêve t on ? Non point.

  • Dire qu'une telle situation est inadmissible est bien la manière la plus correcte de la qualifier. Aussi, parler de respect, de considération, de qualité du travail, devient totalement obsolète. En conséquence, tous les beaux discours sur notre ambition d'être une maison de professionnels animés d'un sens très aigu de notre travail sont désormais inutiles.

Dans un premier temps, et au nom des salariés qui ont manifesté une grande colère samedi soir, l'Unsa exige que tous les intervenants (musiciens et autres personnels) soient dédommagés à la hauteur du désagrément qu'ils ont dû subir.

Mais plus largement, si la situation et les projets de fermeture prévus se concrétisent, il n'y aurait plus qu'une seule alternative : plus personne ne travaille le week-end à Radio France. En effet, l'option plateau-repas qui est envisagée ne répondra pas aux principes de base d'une alimentation de qualité.

Il est juste impensable de constater une subvention exceptionnelle de la restauration collective à hauteur de 800000€ au budget 2016 et d’en arriver à cette situation extrême.

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La faillite de la restauration collective

13 Décembre 2015 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Alors que nous nous battons pour défendre l’emploi à Radio France :

Il n’a été trouvé rien de mieux que de négocier des départs de salariés de la restauration collective pour anticiper la fermeture du self les soirs et les week-ends. Dès la fin décembre, les salariés en horaires décalés seraient privés de restauration collective sans alternative pendant plusieurs mois avec la perspective de distributeurs de plateaux repas dont nous ne savons encore rien.

 

Le comble est que la Commission CE de la restauration collective a été mise devant le fait accompli. Les départs ont été négociés et les 6 suppressions de postes à la restauration collective, soit un peu plus de 10% de l’effectif, s’ajoutent aux 240 annoncées à Radio France ! Les gestionnaires du CE y ont consacré une enveloppe de plusieurs centaines de milliers d’euros pour anticiper la fermeture soirs et week-ends avant même d’en avertir les élus de l’instance !

 

Alors que la production culturelle veut faire de la Maison de la Radio un lieu de vie tous les soirs et chaque week-end

Alors que les matinaliers devraient avoir accès à un encas tôt le matin

Alors que le self devrait être un espace de convivialité, de détente

Alors que le self devrait proposer des repas alternatifs : produits bios, sans gluten, végétariens…

Alors que la Cop 21 devrait inciter à privilégier les filières courtes en favorisant les producteurs d’Ile-de-France ou des régions limitrophes

 

L’Unsa condamne l’absence de toute considération pour les salariés en horaires décalés, pour les usagers du self en général.

Les élus du CE ne se sont jamais opposés à une évolution du self, à la mise en place d’une alternative pour les soirs et les week-ends. Mais aujourd’hui c’est une fermeture sans alternative en place qui est annoncée. Ces méthodes brutales sont condamnables et nous ne les admettons pas !

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Des réponses à trouver suite à l’incendie

22 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit logo unsaDeux enquêtes sont en cours. Elles sont indépendantes. L’une a été diligentée par Mathieu Gallet et été confiée à Annick Lecomte, déléguée à l’audit interne. La seconde est menée par une commission d’enquête des élus du CHSCT. Nous serons amenés à veiller à ce que les recommandations issues de ces enquêtes soient prises en compte.

 

Voici les points sur lesquels nous voulons insister :

 

1) Une évacuation sans alarme

Il convient de distinguer deux temps :

- L’évacuation partielle de la zone D à F. Normalement, aucun salarié n’aurait dû conserver son poste de travail dans la zone de chantier. L’absence de détection incendie au 8eme étage correspond à un usage dans le périmètre d’un chantier de curage et de désamiantage. Le choix a été fait pour ce secteur d’une évacuation par les pompiers et sans déclenchement de l’alarme. Des salariés ont été oubliés.

- Le défaut de détection incendie a retardé d’environ 15 mn l’alerte des pompiers. Il faut ajouter la perte de précieuses minutes liée à la rupture de la colonne sèche D. Le feu aurait dû être circonscrit plus tôt. En conséquence, à un moment donné, la consigne aurait dû être donnée de déclencher l’alarme dans tous les secteurs de la Maison de la Radio. Cela aurait évité la confusion avec une évacuation générale procédée par la Bac (Brigade anti-criminalité) et les pompiers de Paris, parfois le visage recouvert de suie.

 

2) L’isolation du chantier

Il reste totalement incompréhensible que le chantier, potentiellement à risques, n’ait pas été isolé des autres zones dans la grande couronne entre B et F. Facteur aggravant, les secteurs concernés sont censés répondre aux normes IGH (Immeuble grande hauteur) qui obligent à respecter leur compartimentage.

 

3) La continuité d’antenne

En 2011, une panne électrique liée au chantier du parking avait provoqué une rupture d’antenne. Un protocole avait donc été revu ensuite pour assurer la continuité d’antenne. Si l’incendie n’a pas suscité une rupture d’antenne, un programme de secours a été lancé. L’erreur a été de ne pas appliquer immédiatement la procédure qui consistait à émettre de Mangin.

 

4) La communication de la direction

La communication a été désastreuse. L’imminence du passage de la commission de sécurité de la Préfecture de police pour valider la réouverture au public a probablement influencé la direction. Bilan, le post-traumatisme des salariés a été amplifié. Comment se sentir en confiance et en sécurité avec un tel déni de la réalité ?

 

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Lire aussi :

Chronique d'une catastrophe évitée

Le torchon brûle à Radio France

Une Réhabilitation irresponsable

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Chronique d'une catastrophe évitée

15 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

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Le 31 octobre l'incendie qui s'est déclenché au 8ème étage entre les portes E et F a été révélateur de graves dysfonctionnements qui auraient pu avoir des conséquences catastrophiques.

Un chantier qui n'est pas isolé du secteur occupé par les salarié-es de Radio France.

 

La zone chantier ne dispose d'aucune détection incendie. Le signalement d'un incendie ne peut se faire que s'il est vu. C’est ainsi que celui-ci a été signalé au PC Sécurité Incendie par des personnes extérieures, au moins un quart d’heure après son déclenchement. Si le feu avait pris la nuit, cela aurait pu prendre plus de temps encore. Même si la loi ne l’oblige pas, pourquoi la direction n'a-t-elle pas imposé un dispositif de détection, alors que l’activité se poursuit au sein de la Maison de la Radio ?

Contrairement à ce qui a été communiqué tout au long de la journée, cette zone était aussi occupée par des salarié-es de Radio France , la discothèque au 7ème étage, le service acheminement au rez-de-chaussée, les studios 101, 114 à 120 (studios moyens). Mais peut-être la direction de Radio France ne souhaitait-elle pas qu'on sache qu'elle avait sciemment laissé des salarié-es dans cette zone chantier malgré les alertes du CHSCT, les droits de retraits des salarié-es, le courrier de l'inspecteur du travail...

Contrairement à la réglementation aucune cloison « coupe-feu 2 heures » n'existe entre le chantier et la partie occupée par les salarié-es. Les cloisons de plâtre qui ont été posées ne montent pas jusqu'au plafond, les portes sont en contreplaqué et elles étaient ouvertes la plupart du temps. Dans ces conditions le feu aurait pu s'étendre au-delà de la zone chantier et provoquer une catastrophe.

 

Evacuation, la grande confusion

Les différentes enquêtes en cours permettront d'apporter des réponses aux questions des salarié-es, néanmoins, certains faits sont, d’ores et déjà, alarmants.

Considérant le chantier clos et indépendant, la direction a pris la décision de ne pas évacuer les salarié-es présent-es dans le bâtiment. Elle a décidé de n'évacuer que les salarié-es anormalement localisé-es au milieu du chantier. Mais elle a « oublié » de signaler aux pompiers de Radio France que des salarié-es travaillaient dans les studios moyens ! Ils n'ont donc pas été évacués !

Les salarié-es qui ont appris l'incendie par Twitter, les médias ou qui ont vu la fumée par les fenêtres, n'ont, pour la plupart, eu aucune information de leur hiérarchie. Ils ont été livré-es à eux-mêmes, ou soumis à des consignes contradictoires. Des pompiers de Paris et des policiers demandaient l'évacuation dans certains secteurs. Les directions des chaînes, sans consignes, ont décidé, de leur propre chef, parfois dans la confusion, d'évacuer et d'interrompre les programmes.

Après un long silence un « Texto » officiel a été publié vendredi à 15h09. Il se félicitait de la fin de l'incendie et affirmait « l’ensemble du bâtiment a instantanément été évacué » !

 

Communication déplacée ou propagande ?

Comment peut-on se féliciter d'une évacuation qu'on n'a pas organisée et quand on sait déjà que les salarié-es l’ont vécue d’une toute autre façon ? Comment peut-on affirmer qu'aucun-e salarié-es de Radio France ne travaillait dans cette zone chantier ou au 8ème étage ? L'opération de propagande menée par la direction de Radio France sur cet incendie est indigne d'une direction d'entreprise de média et a profondément choqué l'ensemble des salarié-es présent-es le 31 octobre. Elle n’est visiblement pas terminée puisque le mercredi 6 novembre, la Directrice Générale, interrogée sur France Inter dans la chronique du Médiateur, prétendait encore que le feu s’était déclenché « dans un endroit assez éloigné des espaces où sont installés les collaborateurs de Radio France ».

 

Pourquoi en est-on arrivé là ?

Cette journée du 31 octobre et ce qu'elle a révélé est l'aboutissement d'une dégradation de la situation qui avait déjà suscité de nombreuses alertes et mises en garde de la part des salarié-es, des instances et des organisations syndicales de Radio France. Depuis plusieurs années, le chantier, coûteux et partiellement financé par l’Etat, a pris le pas sur l'activité de l'entreprise. Nous assistons à une recherche frénétique d’économies de la part d’une direction qui n'est plus préoccupée que par le coût exorbitant du chantier et le souci d'aménager le fonctionnement de l'entreprise en fonction du chantier de réhabilitation. On en voit aujourd’hui le résultat.

 Paris, le 13 novembre 2014

 

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Le torchon brûle à Radio France

10 Novembre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit-logo-unsa-copie-1L’incendie du 31 octobre a révélé la faiblesse du circuit de décision à Radio France. Les directions de chaines ont été amenées à évacuer leurs personnels et à interrompre la diffusion de leur propre initiative. Ce dysfonctionnement majeur montre à quel point la direction de Radio France s’est déconnectée de nos activités. 

Les salariés de cette Maison baignent dans un climat plus qu’anxiogène :

  • Pour la 1ère année, Radio France va afficher un déficit.
  • Un rapport parlementaire assez sévère précède la très prochaine publication du rapport de la Cour des comptes.  
  • L’audit sur les modes de production inspirera sans doute certaines réorganisations.
  •  La Réhabilitation complique toujours davantage notre travail et Radio France s’impose d’autres contraintes liées à la mise à disposition d’espaces pour aller chercher des ressources propres.
  •  Nous n’avons toujours pas de certitudes sur l’issue de la négociation du Nouvel accord collectif.

Il est donc plus que temps de recréer du lien avec l’ensemble des équipes qui se démènent tous les jours pour assurer production et autres prestations dans des conditions souvent limites.

Le premier signe indispensable que la direction doit envoyer aux salariés consiste à les assurer d’espaces de travail redevenus opérationnels.

Parmi les mesures qui pourraient être prises dans la journée, la salle du 22ème étage de la tour doit être convertie provisoirement en espaces de travail.

Il est plus qu’urgent de prendre les mesures qui s’imposent pour pouvoir exploiter enfin les 5ème et 6ème étage de la petite couronne. En attendant, il est nécessaire de louer d’autres espaces.

 

Il est temps de mettre fin à l’empirisme et à l’improvisation !

 

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Lire aussi :

La restructuration de Radio France est en marche

Radio France malade de la gestion

Une réhabilitation irresponsable

 

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Une Réhabilitation irresponsable

1 Octobre 2014 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit logo unsaLe chantier de l’avant-dernière phase de travaux a commencé au mois de juillet avant même que beaucoup de services soient relocalisés. Cela marque une rupture avec la règle élémentaire d’un chantier clos et indépendant. C’est ainsi que beaucoup de salariés ont été exposés à la poussière et à des nuisances sonores insupportables. De plus, il est incroyable qu’un chantier de désamiantage ait été lancé cet été, avec bien sûr la validation de l’inspection du travail, sans que l’information soit donnée au CHSCT, encore moins aux personnels.

Mais qui donc attend que nos collègues souffrent pour envisager leur relocalisation en urgence ?

Il y a une semaine, alerté par des salariés, le CHSCT usait de son droit d'alerte sur les 5ème et 6ème étages de la petite couronne. Après enquête, la direction générale a décidé de fermer ces locaux jusqu'à nouvel ordre pour protéger le personnel. Des mesures sont en cour sur les débits d'air et sur les

composés organiques volatils pour déterminer quels studios et cabines de montage peuvent être occupés sans menacer la santé. Pourtant, le problème est parfaitement identifié : le système de renouvellement d’air a été sous-dimensionné. Les normes IGH (Immeubles grande hauteur) empêche l’ouverture de fenêtres dans la petite couronne, parce qu’elle est accolée à la tour. Le renouvellement d’air doit donc être suffisant. Une seule mesure s’impose : revoir le traitement d’air de la petite couronne.

 Le 30 septembre, c'est au tour des salariés de la discothèque d'user de leur droit de retrait. Le service devrait être finalement relocalisé au 3ème étage à la place de la DNM, direction relocalisée dans la tour dont on accentuerait encore la densité d’espaces de travail !

 Soulignons également le cas des salariés de la Direction des affaires internationales dispensés d’activité professionnelle du jour au lendemain pour des questions sanitaires, alors que leur relocalisation avait été malencontreusement prévue dans des espaces déjà occupés par l’Orchestre français des jeunes

Les salariés du service acheminement ne pourront déménager qu’après la suppression de la médiathèque du personnel. Aucune piste n’a été étudiée pour la relocalisation de celle-ci.

L’Unsa a pourtant suggéré dès le 6 avril de la relocaliser provisoirement dans l’espace prévu pour la mise en concession d’une librairie dans l’agora, au moins le temps des travaux.

 Cette nouvelle phase de travaux met aussi en péril la production radiophonique. Une gestion de l'éditorial par le bâtiment est le signe d’une entreprise qui marche sur la tête. Outre la carence de cabines de montage, l’insuffisance de studios pour pallier la fermeture des studios moyens est plus qu’alarmante. Alors même que six nouveaux réalisateurs de fiction ont été recrutés, nous n’avons pas de perspectives rassurantes sur les lieux prévus pour l’enregistrement de fictions.

Le potentiel réduit de locaux techniques va élargir de façon importante les amplitudes horaires de planification avec des conséquences non négligeables sur les tableaux de service.

Ce chantier de Réhabilitation pose enfin la question des surcoûts liés aux nombreux aléas. Quel est le budget supplémentaire lié au chantier de désamiantage ? Jusqu’où la Réhabilitation pèsera sur le budget de fonctionnement de Radio France ?

 Le directeur de la Réhabilitation nous accable régulièrement de ses paraboles maritimes pour décrire la Maison ronde, nous lui soumettons cette allégorie : il serait temps de nous assurer que sa direction est en tête de train et pas au milieu des wagons.

 

 

A quand un début de maitrise de ce chantier afin qu’il cesse de compromettre :

la santé des personnels, la production radiophonique et les finances de Radio France ?

 

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Evolution du service Accueil Sécurité

20 Décembre 2013 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit logo unsaLes agents d’accueil et de sécurité ne se sentent toujours pas reconnus pour leur dévouement sans faille et leurs compétences.

Et pour cause :

- ils ont tant de mal à obtenir ne serait-ce qu’une tenue vestimentaire à la hauteur,

- leur positionnement dans les grilles de salaires est le plus bas de l’entreprise avec les nouveaux prélèvements supportés par les salariés de Radio France : l’abonnement au parking et maintenant la prévoyance obligatoire.

 

Il serait fallacieux d’affirmer qu’ils sont hostiles à une évolution de leurs moyens pour assurer leurs missions d’autant que le plan Vigipirate n’est jamais levé.

Portiques de sécurité et vidéosurveillance, utilisée dans un cadre très strict, sont des évolutions normales pour la gestion des accès dans un site aussi sensible que Radio France.

 

Il n’en demeure pas moins que les agents en poste auront toujours à prendre en charge beaucoup de personnels au cachet d’une journée, de visiteurs et d’invités, ainsi que de plus en plus de badauds avec l’ouverture de la Maison au public. Aujourd’hui c’est Momo le SDF qui vient régulièrement après avoir été la vedette d’un reportage il y a trois ans, demain la Maison sera un vrai centre d’attraction. Bref, la présence minimale de deux agents à chaque porte restera indispensable.

 

 

La vidéosurveillance ne pourra se mettre en place qu’avec une charte où il sera consigné un principe fondamental : l’agent ne pourra pas apparaître dans le champ de la captation. Un agent n’a pas vocation à être la vedette d’une téléréalité !

 

Pour des raisons de sûreté, l’accès au parking doit continuer à être géré en interne.

 

 

Rappelons ici les quelques attentes que nous avions déjà soulevées :

 

-       Information : mise à disposition du service de la liste complète des personnes attendues dans la journée.

-       Considération : rappel à l’ensemble du personnel de la difficulté de leur mission et du respect qui est dû aux agents d’accueil et de sécurité qui œuvrent pour la sérénité de tous.

-       Reconnaissance : revalorisation salariale et accès gratuit au parking.

 

 

 

Le service accueil et sécurité ne peut pas se moderniser à n’importe quel prix.  

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L’affaire Mermet

15 Juillet 2013 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit-logo-unsa-copie-1Cela commence à faire du bruit. Plusieurs sites d’information ont repris un texte d’Olivier Cyran publié le 26 juin par Article 11 absolument accablant pour Daniel Mermet. Les témoignages de Benjamin Fernandez et de Julien Brygo montrent un petit patron pervers à la tête de Là-bas si j’y suis.

 

 

Deux questions se posent :

 

 

1)   Quel producteur ou encadrant à Radio France peut rester en place après qu’une collaboratrice ait vu sa santé mise en danger ?

 

Seul Daniel Mermet pouvait conserver son émission les dix années suivantes sans remise en cause de son mode de fonctionnement.

Pourtant, entre temps, Dominique Dambert et Didier Ades, producteurs de La Rue des Entrepreneurs, ont été licenciés en cours de grille. Même sanction en 2012 pour le directeur des programmes de France Bleu Gascogne malgré 17 ans d’ancienneté et une pétition de soutien de ses animateurs.

 

 

2)   Au-delà de son talent et celui de son équipe reconnu de beaucoup d'auditeurs, de quelles protections bénéficie Daniel Mermet ?

 

-       Probablement de bons relais médiatiques grâce à un réseau de personnalités militantes qui en font une icône de l’information libre, engagée et indépendante. Pourtant Radio France n’a pas craint une campagne hostile en écartant les humoristes Porte et Guillon.

-       Le soutien de quelques autres de ses collaborateurs, mais seraient-ils assurés de conservés leurs emplois si Là-bas si j’y suis disparaissait ?  Ont-ils vraiment d’autres choix que de défendre l’existence de l’émission à laquelle ils collaborent ?

-       L’attribution du Grand prix de la Scam en 2013. Ce n’est pas non plus un gage : Myron Merson s’était vu décerner le prix Italia en 2010 juste avant son éviction.

 

 

La tartufferie, sur le concept Là-bas ce que je dis, aggrave le cas de Mermet. Ses fidèles auditeurs commencent à réaliser qu’il dessert la cause qu’il prétend servir. L'Unsa restera vigilant aux rapports humains établis au sein de cette équipe en souhaitant que plus aucun incident ne se reproduise à l'avenir.  

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Les salariés ne sont pas des cibles

12 Février 2013 , Rédigé par unsaradiofrance Publié dans #Conditions de travail

Petit-logo-unsa-copie-1Certains directeurs, chefs de service ou producteurs – sont exemplaires dans leur relation avec le personnel.

 

D’autres sont reconnus pudiquement par la DRH comme « exigeants ». Parfois réputés « indéboulonnables », ils sévissent depuis des années dans l’omerta. Des salariés craquent après avoir subi brimades, dévalorisation, mépris, agressions verbales. Le personnel change, mais pour ce qui est des habitudes : silence, elles se perpétuent.

 

 

On se souvient du débarquement de Didier Ades et Dominique Dambert, producteurs emblématiques de la Rue des Entrepreneurs. La direction se justifiait alors dans la presse en s’appuyant sur plusieurs témoignages révélateurs d’une attitude constante pendant plusieurs années. Nous avons en tête la grande opération de communication sur la gestion des risques psychosociaux. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

 

 

En région, dans les directions parisiennes, dans quelques équipes de production, dans certaines rédactions, rien ne change.

 

 

Ce n’est pas facile de se reconnaître comme la cible d’un comportement déplacé, par crainte d’être ostracisé. Mais il n’y a pas non plus de fatalité.

 

 

Pas de blacklist sans black out. Le plus grand danger est de rester isolé dans une situation professionnelle anormale et menaçante pour la santé.

 

 

 

N’hésitez pas à contacter l’Unsa !

 

 

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Voir aussi :

Born to burn out ?

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